Cela fait plus d’une décennie que l’arrivée des gouvernements nationalistes-bourgeois -notamment celui de Chavez- au pouvoir a ouvert une série de débats qui ont traversé l’ensemble de la gauche révolutionnaire. Aujourd’hui, l’arrivée de Syriza au pouvoir et la montée de phénomènes comme Podemos, relancent encore une fois ces débats: la question du gouvernement, du pouvoir, la position des révolutionnaires face à ces gouvernements. En partant d’une série de concepts clé de la pensée stratégique marxiste -la centralité de la classe ouvrière, la question du pouvoir, les différents types de gouvernements- Roberto Saenz propose une série de points centraux stratégiques pour la relance de la lutte pour la révolution socialiste en ce début du XXIème siècle.

 

« Au debut de cette deuxième décennie du XXIe siècle le débat stratégique est de nouveau l’ordre du jour. Si au début du nouveau siècle, ce débat s’est concentré sur l’expérience des zapatistes et la question à la Holloway sur « comment changer le monde sans prendre le pouvoir », une deuxième étape du débat a été caractérisée par l’analyse des processus derébellion latino-américain et la question de quelle position adopter en ce qui concerne les nouveaux gouvernements du « socialisme du XXIe siècle». Et nous pourrions dire que nousentrons maintenant dans une troisième étape.

Celle-ci commence à se baser sur la possibilité qu’une formation réformiste non traditionnelle comme Syriza arrive au gouvernement en Grèce. Cette situation place un nouvel ensemble de problèmes sur la table, notamment le problème du dit «gouvernement ouvrier », auquel nous nousconsacrerons plus loin.

Ces problèmes sont l’expression du fait que lentement on connaît un processus d’accumulation d’expériences de la classe ouvrière et de la gauche sur la scène internationale, processus qui commence à mettre les courants révolutionnaires face à des
responsabilités nouvelles. Un processus qui pose la question de la construction de nos organisations comme partis organiques del’avant-garde large et, même, comme partis
que dans certains cas ont le défi de se lancer pour influencer des secteur plus larges
que d’habitude. Ce qui suit sera, donc, une réflexion générale sur les problèmes de la
stratégie révolutionnaire qui ira au-delà des besoins du moment. Il n’a le but que d’aider
à les aborder comme il le faut: à la lumière de la perspective stratégique du (re)
lancement de la révolution socialiste au XXIe siècle. Plus particulièrement, à la lumière
de ce qui est l’alpha et l’oméga de la stratégie : le problème du pouvoir de la classe
ouvrière. »

 

Questions de stratégie : Revendications, parti et pouvoir

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