Vendredi soir, Las Rojas (Femmes Rouges) ont participé à des mobilisations à Paris et à Barcelone contre les violences faites aux femmes.

À l’appel de la Plateforme Féministe d’Alicante qui avait déclaré « l’état d’urgence féministe » face à la montée des viols, des agressions et des féminicides, de nombreuses manifestations se sont déroulées dans les rues de 270 villes en Espagne, en France, au Portugal et en Argentine.

Dans l’Etat Espagnol, 75 femmes ont été assassinées depuis le début de l’année, un nombre déjà supérieur à celui des années précédentes.

Cette augmentation des agressions s’est produite dans le contexte de la montée du parti d’extrême droite VOX, qui a un discours négationniste par rapport à la violence faite aux femmes. Ce dernier a l’intention d’attaquer les droits des femmes acquis grâce aux luttes des dernières décennies : notamment le droit à l’IVG et la « Loi de protection contre la violence de genre » de 2004.

Cependant, malgré cette situation et les promesses du gouvernement PSOE qui cherche à s’acheter une bonne conscience féministe sans donner de véritables solutions au mouvement, les femmes restent toujours mobilisées pour la défense de leurs droits.

En France, ce sont déjà plus d’une centaine de femmes victimes de féminicides depuis le début de l’année. Dans les dernières semaines, on a entendu beaucoup de déclarations de la part de Marlène Schiappa, qui n’a fait que signaler la problématique des violences conjugales sans prendre aucune mesure et sans destiner aucun budget.

Néanmoins, la lutte des femmes du Palais de la Femme met en évidence la situation de précarité dans laquelle celles-ci se trouvent; l’accès au logement limité et la persécution des autorités face à leur organisation.

Pour ces raisons, Las Rojas (Femmes Rouges) considèrent que la lutte indépendante dans les rues est la seule méthode possible pour en finir avec les violences faites aux femmes. Il est nécessaire de construire un mouvement de femmes qui luttent contre la violence machiste et le patriarcat, contre la complicité de l’Etat, de la Justice et de la Police. Suivons l’exemple de nos camarades Argentines qui ont créé le mouvement « Ni Una Menos » pour lutter contre les féminicides.

Organisons-nous pour en finir avec la violence patriarcale.

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