Santiago Follet 

Après une journée historique de mobilisation massive contre le racisme et les violences policières, le président de la République n’a pas eu meilleure idée que de s’attaquer au mouvement anti-raciste avec des déclarations provocatrices.

En effet, Macron a déclaré : « Mais ce combat noble est dévoyé lors qu’il se transforme en communautarise, en réécriture haineuse ou fausse du passé. Ce combat est inacceptable lors qu’il est récupéré par les secteurs séparatistes. La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n’oubliera aucune de ses œuvres, elle ne déboulonnera pas de statue. »

De cette manière, Macron fait la sourde oreille aux réclamations de la rue et ne donne aucune réponse à la nécessité d’en finir avec le racisme policier. Tout au contraire, il se désolidarise des familles victimes de violence policière en réaffirmant toute l’histoire coloniale et raciste de la France. Il préfère protéger les statues plutôt que de protéger ceux qui réclament tout simplement de ne pas être tués à cause de leur origine et de leur couleur de peau.

Selon le président, la priorité est d’unir tout le monde sous le drapeau de l’unité nationale : « Sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité, ni liberté.» a déclaré le président, « cet ordre ce sont les policiers et gendarmes sur notre sol qui l’assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »

Le gouvernement Macron explicite son choix politique. Face à la violence policière raciste, il affirme son soutien des forces de l’ordre. C’est une provocation contre la mobilisation qui se multiplie dans le territoire et au niveau international. Une provocation qui va à l’encontre de la mobilisation massive en soutien du comité Adama et de toutes les familles des victimes.

Le mouvement contre les violences policières ne s’unira pas avec le gouvernement Macron « autour du patriotisme républicain », et il ne s’unira pas avec les secteurs réactionnaires qui provoquent les manifestants anti-racistes. Nous sommes inconditionnellement du côté des manifestants contre la violence d’Etat et nous appelons à l’unité dans la rue de tous les secteurs en lutte contre le gouvernement.

Pour en finir avec le racisme d’Etat, Macron et son gouvernement sont à déboulonner.

 

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