Salut à toutes et à tous,

A 4 jours de l’élection et à 2 jours de la fin de campagne, il y avait ce jour le dernier débat, enregistré ce matin pour être diffusé ce soir à 18h sur France 3. Rien de neuf, pas de scoop, pas d’éclat ni de crise, juste la confirmation que la liste « Bordeaux En Luttes » n’est pas sur la même longueur d’ondes que les 2 autres candidats.

D’abord la droite libérale juppéiste-chabaniste, moins dominatrice que les années précédentes, mais qui tient absolument à rester au pouvoir, qui adoucit son discours pendant la campagne, qui le verdit aussi évidemment, c’est à la mode. Une droite aussi qui avait visiblement décidé stratégiquement d’éviter de s’attaquer frontalement à notre liste, sans doute pour se concentrer sur son concurrent immédiat de EELV-PS.

Et puis il y a cette gauche écolo-libérale, soutenue par les PS macroniens, toute une bande d’anciens cogestionnaires avec la droite à la métropole dans les années passées, y compris des juppéistes et même chabanistes (!), une gauche qui ne peut plus susciter le moindre espoir, une gauche comme on ne l’aime pas, comme on n’en veut plus, strictement sur le terrain libéral, glissant même tranquillement sur une idéologie sécuritaire alors que les violences répressives et policières font l’actualité.

Et nous au milieu ou plus précisément à côté, on aura essayé, tout le long, de faire entendre autre chose que le ronron politicien, à pratiquer autre chose que des manœuvres. Donc une nouvelle fois, sur le plateau, j’ai essayer de faire passer cette idée qu’il fallait que notre camp social s’occupe de ses affaires, ne se confie plus aux politiciens, qu’on fasse de la politique nous mêmes, qu’on défende nos vies, qu’on revendique des réponses aux urgences sociales.

Il y a un fossé avec ces gens habitués du pouvoir, qui ne connaissent pas nos vie, qui se moquent même de nos vies, sauf peut-être pendant les campagnes électorales. Cette élection à Bordeaux était placée sous l’historique « chance » de faire basculer la ville à « gauche » après 75 ans de pouvoirs de droite.

Au final, l’enjeu historique de cette élection c’est de faire rentrer la colère sociale dans le parlement bordelais, la plus grosse équipe possible de notre liste, des militant.e.s associatifs, syndicalistes, gilets jaunes, politiques, anticapitalistes pour bousculer, pour changer la donne.

On ne pense pas être plus fort que les autres, que cette « gauche » qui s’est opposée pendant des décennies mais qui n’a aucun bilan. Notre force est collective, c’est celle des liens que nous avons avec les milieux militants divers, habitués à résister, à se battre au quotidien. Notre force c’est de nous appuyer sur les luttes sociales (antiracisme, services publics, écologie, logements, culture …) et de les encourager.

La démocratie ce n’est pas voter un jour et attendre 6 ans avant de constater les dégâts. Et puis recommencer. Pour changer les choses, c’est une mobilisation de la population, dans les quartiers, dans la rue pour nous faire respecter et pour imposer la satisfactions des besoins sociaux. C’est pour cela que nous allons faire le lien, on va essayer et on va apprendre, on va travailler à faire le lien permanent entre le « parlement » et la population, entre le « parlement » et les résistances ou les colères. Notre terrain c’est la rue, les places, les manifestations, les grèves, les batailles. Il faudra bien réussir à faire rentrer tout ça dans le cadre étroit des salons. Quoiqu’il en soit, il faudra que ça bouge, que ça secoue. Et pour cela, nous aurons besoin de plein de monde.

Pour que ça change, le vote « Bordeaux En Luttes » est une étape, c’est l’utilité de ce vote. C’est le début d’autre chose, d’une reprise de confiance dans notre camp social, d’une conviction que nous pouvons légitimement revendiquer de décider de ce qui concerne nos vies.

Philippe

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