Mary S.

 

Ce samedi 18 juillet, à Beaumont-sur-Oise, lieu de sa mort, sa sœur, Assa Traoré a déclaré la volonté de la famille Traoré d’éclaircir les faits, de déterminer les circonstances et les responsables de la mort de son frère, en menant le combat judiciaire et dans la rue jusqu’au bout.

Sans aucun doute les manifestations contre les violences policières aux Etats Unis suite à l’affaire de George Floyd ont eu un impact international sur la conscience des nouvelles générations. On se rend compte des violences structurelles, voir du racisme institutionnel, et du rôle complice de la justice qui protège les violents et ne donne aucune réponse aux demandes des familles des victimes.

Aux cris de « pas de justice pas de paix » des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Beaumont-sur-Oise. Des collectifs des familles des victimes comme « Justice pour Ali-Ziri », tué par les forces de l’ordre en 2009, ou encore « Lumières pour Sabri », ont été bien présents, parmi d’autres intervenants qui ont dénoncé avec force les inégalités au regard de la race, de la classe et l’ensemble des politiques discriminatoires qui convergent dans la violence répressive policière.

De la même façon, cette lutte dévoile toute une mise en question des structures d’état qui exercent la répression et la discrimination sur les jeunes et les travailleurs. La lutte qui porte Assa Traoré dépasse sa cause initiale, comme elle l’a expliqué lors de la manifestation : « Ça nous dépasse et c’est ce qu’on veut », car il faut exiger « Justice pour tous les Adama Traoré ». Le combat à mener est plus global, contre toutes les violences d’Etat et contre toutes les injustices d’un système politique dont les conséquences écologiques et humanitaires sont catastrophiques.

Il s’agit de trouver la voie pour une confluence des contestations contre le gouvernement, pour lier l’ensemble des causes, pour mener un combat d’ensemble pour le climat, contre la violence policière et contre la violence sociale du capitalisme. Nous continuerons mobilisés dans la rue, car la solidarité c’est l’arme des opprimés et comme cela a été dit lors de la marche : « on ne lâche pas l’affaire ».

Justice pour Adama et pour tou.te.s les victimes des violences policières de l’état !

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