Socialisme ou Barbarie Colombie, 10/09/20

« I can’t breathe » (Je ne peux pas respirer) George Floyd. USA. « Por favor » (S’il vous plaît) Javier Ordoñez. Colombie.

Le meurtre brutal de Javier Ordoñez, qui a eu lieu le matin du 9 septembre à Bogotá par la Police Nationale, a rendu furieux le peuple colombien. Comme la vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux le met en évidence, que bien que Javier ait été neutralisé par la police, il a été en plus, attaqué avec un teaser et les supplications de sa part n’ont pas été prises en compte pour que la police s’arrête. À la suite de ce fait, il a été transporté à un commissariat, puis à un hôpital ou il a été déclaré mort, résultat des attaques causées par la police.

Au long de la journée, la colère de plusieurs secteurs de la population est remontée, particulièrement, celle des jeunes qui se sont servis des réseaux sociaux pour convoquer des manifestations qui refusent l’abus. C’est comme ça que la nuit du 9 septembre, les manifestations se sont répandues dans Bogotá et dans d’autres villes du pays avec des actions très similaires à celles qui ont été vues lors de l’insurrection anti-raciste aux États-Unis. En total, il y a eu 48 commissariats qui ont été détruits, jusqu’à présent (l’après-midi du 10 septembre) et que sur la capitale du pays et la municipalité voisine de Soacha, sept manifestants sont reportés morts, il y a 47 arrêtés et un nombre qui n’est pas toujours précisé par rapport aux blessés.

Comment peut-on expliquer cette explosion sociale qui s’est donnée dans quelques heures ? D’abord, on doit signaler que les crimes de l’État sont réguliers dans l’histoire du pays et justement dans les dernières semaines, un nouveau pic de cette violence c’est produit en raison des massacres des dirigeants sociaux, populaires et contre la population en général. Jusqu’à présent 44 massacres (assassinats collectifs) ont été comptabilisés, en comptabilisant celle d’hier soir.

Ensuite, on ne peut pas nier l’impact à niveau national de l’esprit d’insurrection populaire qui est partout dans le monde depuis le 2019, lequel a atteint son climax avec l’insurrection anti-raciste aux États-Unis, laquelle a donné sur le refus à l’abus systématique policier contre la population afro-américaine, en plus d’exprimer le mécontentement accumulé par les divers secteurs exploités y oppressés face aux insupportables conditions d’existence du capitalisme au XXIème siècle.

La classe ouvrière, les jeunes et l’ensemble des secteurs exploités et oppressés, nous ne pouvons pas rester impassibles face l’escalade des violences policières durant la pandémie, qui a coûté la vie de nombreux jeunes pendant les dernières semaines. Sous la « paz de los cementerios » (paix des cimetières) du gouvernement Duque-Uribe, les libertés formelles minimales sont restreintes et nous sommes tous suspects.

Les jeunes qui sont sortis pour lutter le soir du 10 septembre nous ont donné une énorme leçon de dignité et combat pour tout le peuple, en nous montrant que le chemin à suivre est celui des luttes dans les rues.

En mémoire à nos morts et parce que nous avons tous le droit à un meilleur avenir et le respect à nos vies, nous vous invitons à vous mobiliser et commémorer la grève nationale de 1977, le prochain 14 septembre à partir de 11h en face du ministère de la santé de Bogotá.

Justice pour Javier Ordoñez ! Les responsables de son meurtre doivent être punis ! Liberté immédiate aux gens qui ont été arrêtés ! Rencontre nationale d’urgence des travailleurs et des secteurs populaire pour faire face au terrorisme d’État ! À chaque meurtre de l’un de nos jeunes et dirigeants sociales et populaires, grève immédiate ! Préparons la grève générale indéfinie, qui exige une solution à tous les problèmes des travailleurs et du peuple colombien !

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