Par Marie Solet

Dans le cadre de l’allocution du gouvernement, le premier ministre Jean Castex a rendu compte des nouvelles dispositions lors de la gestion de la crise en cours. Selon le ministre de la santé, les risques sont là, suite à l’apparition de la nouvelle variante anglaise qui serait plus contaminante chez les enfants. La fonction des équipes de la vie scolaire est en cœur de la tempête et il en aura des rebondissements suite à une journée de grève très réussite le dernier 1er décembre 2020.

L’annonce portait, en ce qui concerne le côté « éduc », l’éxigence d’un contrôle plus strict de circulation du virus aux sein des établissements scolaires. Le renforcement des mesures de surveillance pour les activités sportives, la cantine, les brassage et contacte entre élèves, etc. Toutes des tâches qui se versent sur le dos des (AED) assistants d’éducation, toujours rélegué.e.s en termes de droit de travail. Un secteur pour autant si mal compris et méprisé, au point même de considérer ces travailleu.rs.ses, comme des simples et invisibles pions, sans aucun valeur pédagogique.

L’organisation des secteurs précaires de l’éducation est en ordre de jour au moment de prendre en compte de mesures d’élargissement de surveillance qui prétend le gouvernement, car la gestion et accompagnement des mineurs qui se rendre fondamental pendant la crise, n’est pas applicable en temps ni forme en termes d’éducation public. Au même temps, la gestion des attroupements dans des établissements de Paris d’ environ 1600 élèves, bat son plein depuis la rentrée de vacances de noël. Le mode distanciel ne s’applique pas de façon élargie dans tous les bahuts et le personnel de la cantine et ménage souvent surchargées, sont obligés à faire des heures supplémentaires et se déplacer entre établissements. Tous les précaires de l’éducation (AVS-AESH) rejoignent les AED, dans cette bataille pour les miettes d’un budget jamais assez suffisant, bien en de hors de la crise sanitaire et maintenant plus que jamais. Les embauches n’arrivent toujours pas, les AED sont exclu.e.s de la prime de précarité de la crise et notamment la prime REP/REP+ (indemnité de l’éducation prioritaire), ils sont limités à six ans d’exercice avec des possibilités trop faibles de reconversion.

En revanche le gouvernement ne s’est pas douté un moment de faire main du droit privé pour établir des contrats précaires au sein des établissements. La politique des protocoles sanitaires hybrides, a ouvert l’opportunité de créer des « emplois-covid » et des soi-disant « renforts » que ne sont pas d’autre chose que l’élargissement des contrats précaires, personnel mobile et polyvalent, dont on peut s’en servir à tout moment, sans missions ni horaires claires, sans projection, sans formation, mais en parallèle avec des multi-tâches nombreuses. Les conditions de travail sont faites à mesure et besoin de chaque cheff.e d’établissement.

Nous voyons bien venir à Blanquer et son discours des mesures et protocoles. Sauf que ces demandes ne sont pas cohérentes avec les conditions de travail déjà existantes. Faire de l’école un endroit de sécurité pour les enfants nous aimerons bien, si à minima nous pourrions être consideré.e.s comme du personnel éducatif ! De quel type d’emploi parle Blanquer quand il parle des emplois étudiants?! . Les AED sont la plupart des « étudiants précaires », qui passent sans transition, à être « travailleurs précaires ». Doit -on lui dire merci Blanquer por vos protocoles de la galère?.Parmi les relegués depuis longtemps dans cette espèce de non-statut, d’emploi sans pérennisation il se sont trouvés des jeunes diplomé.e.s, toujours en attente d’une amélioration des opportunités de travail. Ce qu’on ne voit pas trop vu en France les dernier décennies, malheureusement. On pourrait dire que ça pointe de bout de doigt la politique néfaste que ce gouvernement applique de façon systématique sur l’ensemble de la jeunesse.


Mais autant qu’invisibles, le personnel de la vie scolaire vont se battre contre Blanquer. Nous savons bien que la vie scolaire c’est la garante d’un climat scolaire indispensable afin d’un bon fonctionnement des établissements éducatifs du public et du privé. Sans vie scolaire il n’a pas de garanties de sécurité minimes pour les élèves, pas de gestion possible des élèves qui à la fois subissent d’une violence économique au sein de leurs foyers, de précarité de logement, des besoins d’ d’écoute ou orientation. Autant qu’invisibles, les AED se sont battu.e.s contre le loi de la reforme de retraites en 2019. L’organisation démarre autour de collectifs locales et départementales. En IDF nous avons construit le Collectif Vie Scolaire en Colère. Cette année, nous avons fait parti d’une grande réussite : la Coordination Nationale des AED, dont leur ampleur va se faire sentir sur la grève reconductible déclarée à partir du prochain mardi 19 janvier.

Malheureusement lors de cette organisation nous regrettons la négative qui n’a pas permit à IDF rejoindre le jour de grève nationale et nous considérons que c’était un grave erreur. Néanmoins le période sera marquée par plusieurs actions et mobilisations dans le cadre de la grève et nous engagerons toute notre force militante pour qu’elle puisse faire avancer l’organisation des AED, la plus large dans le territoire nationale, ainsi que d’obtenir nos revendications :

-Pérennisation et intégration du secteur à l’éducation nationale
-Accès à la prime- covid et REP/ZEP de l’éducation prioritaire
-Revalorisation salariale immédiate
-Réduction de temps hebdomadaire pour un temps plein de 35 heures

Participe à la AG de la préparation de la suite de cette grève en IDF, le mercredi 20 janvier à 14h30 à la Parole Errante à Montreuil

Collabore avec la caisse de grève en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/0wln48fc
#NousNeSommesPlusVosPions

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