La reprise sous Macron et Omicron

Dans un contexte de crise sanitaire marqué par l'explosion du variant Omicron, le gouvernement Macron ne fait rien pour protéger la santé de la population et continue à faire valoir uniquement les intérêts des plus riches. Une situation qui fait grandir la colère parmi les travailleurs qui se mobliseront dans les prochaines semaines. Alors que les élections présidentielles s'approchent, il est nécéssaire de construire une alternative anticapitaliste et révolutionnaire contre tous les variants de la droite et de l'extrême droite. Dans ce contexte, la campagne de Philippe Poutou et le NPA, proposera cette alternative dans les rues et dans les urnes.

0
27

Maria Solet

L’an 2021 se termine sur un record de contaminations et une explosion des cas contacts partout en France. Dans ce contexte, la campagne électorale bat son plein, notamment celle du gouvernement, une campagne qui pue l’autoritarisme dans un contexte défavorable avec encore et toujours les mêmes problèmes non résolus en matière d’éducation, de santé publique, culture ou encore concernant les droits des travailleurs. En revanche, les règles délirantes de consommation dans les bars et les restrictions pour les événements culturels ne se sont pas fait attendre. 

Le forcing du gouvernement

Si pendant les vagues précédentes le gouvernement a fait au moins semblant de vouloir “protéger la population”, actuellement, optant pour un haut niveau de circulation du virus, il n’a aucun intérêt à s’attarder sur la santé des travailleurs. En même temps, le gouvernement responsabilise l’opposition parlementaire des obstacles trouvés pour la mise en place du passe vaccinale ainsi qu’il glisse la responsabilité des contaminations aux individus en leur culpabilisant de leur choix de ne pas vouloir se faire vacciner. La situation en Guadeloupe et dans les territoires d’outre-mer montre bien ce caractère autoritaire bien éloigné du bilan qu’on veut nous présenter : un quinquennat réussi, de la « start-up nation », leader sur ses voisins européens.

Le gouvernement Macron a été obligé d’assouplir les règles concernant le protocole sanitaire, notamment pour la rentrée scolaire, car l’explosion des cas contacts et des contaminations à atteint le chiffre record de 300 000 personnes par jour. Auparavant les personnes contaminées étaient obligées de s’isoler ainsi que les cas contacts, aujourd’hui l’isolation c’est juste pour les contaminées autant que les cas contacts doivent s’effectuer un test antigénique régulier. Néanmoins, le personnel médical est appelé à la continuité du travail même s’ils sont contaminés.

Les plus exposés, les moins protégés

Le dispositif dans les établissements scolaires est d’un constat désastreux. Le manque de personnel de suivi psychopédagogique, infirmiers, assistants sociaux, ainsi que la centralisation des dispositifs restreint la socialisation des certains services et notamment de l’ordre médico-social à l’école. Les services de la vie scolaire sont débordés par la gestion de cas de contamination et de cas contacts qui prolifèrent jour après jour en dépassant les tâches consacrées à leurs missions. La décision de donner continuité à l’école n’est qu’un facteur révélateur de l’intention du gouvernement d’assurer la garde d’enfants pour une meilleure performance d’exploitation des travailleurs avec une résultante cahotique.

Encore une fois, la rentrée scolaire permet de montrer du bout de doigt le vieux problème de la gestion de Blanquer autour des accompagnants pédagogiques. Bien évidemment, les plus exposés sont les moins protégés pendant ce quinquennat : les animateurs, les AESH et les AED. Les grandes défaillances en matière de précarisation des professeurs commencent à craindre aussi chez les contractuels, les vacataires, les bibliothécaires, comme nous pouvons le constater à l’université de Paris 8. Par ailleurs, nous assistons à la continuité des contrats précaires de l’éducation national avec le système de contractuels. La situation délaisse des jeunes dans les foyers sans chauffage et des nombreux jeunes font la queue pour bénéficier de la distribution alimentaire, ce qui est révélateur de la situation de précarité actuelle.

Dans ce contexte, le secteur de la santé a annoncé une date de grève pour le mardi 11 janvier, alors que l’éducation se mobilisera le jeudi 13. De plus, une journée interprofessionnelle a été appellée par l’intersyndicale pour le 27 janvier. Pour sa part, les divers collectifs et syndicats des AED annoncent une grève le 20 janvier, pendant que les étudiants et les lycéens prévoient une manifestation nationale pour le 3 février.

Poutou 2022 : Pour une campagne révolutionnaire engagée, contre Macron et l’extrême droite

Il n’en manque pas en France des secteurs des travailleuses qui relèvent d’un mécontentement très profond et très sensible. Il y a partout un aire de ras-le-bol, une accumulation de la colère contre Macron qui s’est exprimée dans la révolte des gilets jaunes, dans les mobilisations féministes, dans les grèves des travailleurs et les manifestations en solidarité avec les migrants. Le constat d’une force qui est là et qui représente plus que de la colère, mais qui représente une base sociale réelle qui essaie de survivre jour à jour.

Le vrai bilan du quinquennat pour les travailleurs doit être l’affirmation que le gouvernement de Macron n’a rien changé à la base de ce système qui plonge dans une exploitation éhontée. Il est en marche oui, mais seulement pour enlever à compte goutte les acquis les plus précieux et historiques de la classe travailleuse à tous les niveaux. Ni Macron ni les 4 fantastiques de l’extrême droite ne sont pas une option pour nous. Nous n’avons aucune confiance non plus pour les modèles réformistes qui nous proposent la gauche institutionnelle. Seulement la classe travailleuse qui prend ses affaires en main mènera son destin.

Dans ce cadre, nous voyons une énorme sympathie des jeunes, des femmes et des travailleurs en général pour la campagne que déploie le NPA et son candidat Philippe Poutou pour les présidentielles qui arrivent. Le terrain reste encore très ouvert pour les discussions à venir. Surtout parce que la droitisation des discussions politiques révèle la nécessité de l’existence d’une voix alternative à l’extrême gauche. C’est pour cela qu’il est nécéssaire de construire notre alternative anticapitaliste dans une campagne engagée et militante. Une campagne dans les structures de travail et d’étude avec la création des comités de soutien afin d’atteindre les parrainages manquants pour la présentation de notre candidat. Dans le contexte électoral, le rôle des révolutionnaires est d’organiser la colère de la population sans pour cela céder à la pression du ‘vote utile’ et en même temps rabattre avec un élan constructif le défaitisme de la voie de l’abstention.

Il n’en restent que quelques mois seulement pour les élections et autant pour nous de renforcer nos comités et de les remplir des jeunes, des femmes et des travailleurs qui sont là à la recherche d’un candidat qui puisse exprimer la colère contre le gouvernement Macron mais aussi contre l’extrême droite et contre l’indifférence pâle des spectateurs zombifiés du capitalisme post-moderne. Pour construire une alternative anticapitaliste et révolutionnaire avec Philippe Poutou et le NPA.

Pour une campagne révolutionnaire et militante ! Rejoignez-nous !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici