Réunion-débat à Paris sur la situation en Argentine

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Samedi 9 septembre, plus de 100 personnes ont participé à une réunion-débat organisée par le NPA à Paris sur la situation politique en Argentine.

Les introductions ont été faites par des camarades internationaux du courant international Socialisme ou Barbarie et de la LIS. Une discussion qui a servit à analyser les récents résultats des élections présidentielles primaires, dans lequels l’extrême droite de Milei est arrivée en tête. L’Argentine est un pays qui traverse une crise économique profonde, avec plus de 100% d’inflation annuelle, une forte dévaluation du peso, et qui se trouve sous la pression permanente de la dette extérieure. Cela détermine les relations politiques nationales et internationales avec le Fonds Monétaire International.

Le débat a été très riche, avec beaucoup de questions qui ont été posées sur des différents aspects de la situation actuelle et de l’histoire politique de l’Argentine. Le public a voulu savoir plus sur la question du FMI et comment ça se traduit dans le quotidien des argentins. Beaucoup d’intérêt pour analyser le phénomène de l’extrême droite, dans un contexte de montée des idées réactionnaires au niveau international. Une autre inquiétude était la présence de l’extrême gauche qui compte avec une importante implantation dans les lieux d’études et de travail, ainsi qu’une présence médiatique et électorale non negligéable. De débats se sont ouverts sur la fragmentation de l’extrême gauche internationale, sur son implantation et sur sa capacité à faire face à la possibilité de l’extrême droite au pouvoir.

Dans ce contexte, nos camarades du Nuevo MAS, qui ont milité pour la candidature anticapitaliste de Manuela Castañeira, se sont récemment positionnés contre l’adjustement économique du gouvernement Massa-Fernandez, qui pave la voix à la montée de l’extreme droite de Milei. En ce moment, les révolutionnaires en Argentine militent pour impulser la mobilisation dans la rue, avec la force de la classe ouvrière, de la jeunesse et du mouvement féministe. Le 28 septembre, journée mondinale pour le droit à l’IVG, sera un point d’appui pour défendre les acquis du mouvement féministe, ainsi que pour converger avec d’autres mouvements en lutte contre le gouvernement et contre l’extrême droite.

Nous pensons que les débats sur la situation internationale et sur la situation dans chaque pays sont enrichissants et nous allons continuer à faire avancer les liens internationaux entre des militants révolutionnaires.

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