Brésil : Grève massive des étudiants à l’université de São Paulo 

Des milliers d'étudiants occupent pacifiquement la Faculté de Philosophie, des Lettres et Humanités pour dénoncer la réduction du corps enseignant, la fermeture des cours et les coupures de bourses. Une mobilisation massive a rejeté la tentative par les autorités de militariser le bâtiment académique.

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Source : Izquierda Web, le 19 septembre 2023

 

Des milliers d’étudiants de la Faculté de Philosophie, des Lettres et Humanités (FFLCH) de l’Université de São Paulo (USP) se retrouvent en grève ce lundi, protestant ainsi contre les fermetures de cours et le manque dans l’embauche des professeurs.

Jeudi dernier, une assemblée massive a voté à la majorité en faveur de la grève étudiante pour ce mardi 19. Néanmoins, tout s’est accéléré devant la décision de la gestion universitaire qui a essayé d’éviter l’organisation étudiante décrétant la fermeture des bâtiments, avec l’argument selon lequel le patrimoine public serait alors « en danger ».

Dès lundi soir des centaines d’étudiants se sont alors regroupés devant les portes de l’université, en exigeant que l’on rendît le bâtiment aux étudiants et que se retirât la police militaire. Finalement, ils ont réussi à rentrer ce mardi, occupant de manière pacifique l’édifice tandis que se poursuivait la grève.

Le mécontentement étudiant a éclaté après que les autorités universitaires eurent annoncé que, dû à un manque de professeurs, certains cours fermeraient en 2024, en particulier dans le département des Lettres. Actuellement, les postes de professeurs retraités ne sont pas renouvelés par l’université produisant ainsi la fermeture de cours et la baisse des diplômes.

Selon des relevés effectués par les étudiants eux-mêmes, rien que pour ce qui concerne le département des Lettres, il manque 114 professeurs pour pouvoir garantir la continuité et la tenue de tous les cours. Por lo que la carencia total es varias veces mayor. Par conséquent, le manque total est doublement supérieur.

De plus, les étudiants dénoncent aussi les coupures sur les bourses. Comme le Programme d’aide à la Permanence et à la Formation étudiante (PAPFE) et le PUB (Programme unifié des bourses), qui ont chutées de 40 vacants en 2022 à seulement 2 dans la Faculté de Sciences Sociales en 2023, en plus d’une réduction de 30% sur les bourses PUB en FFLCH et de 68% seulement en sociologie, sans compter le retard dans le paiement à ceux déjà bénéficiaires.

Bien que les autorités aient essayé d’avancer des promesses sur de futures embauches, la demande centrale réclame l’établissement d’un mécanisme automatique de convocations sur concours pour remplacer les professeurs qui prennent leur retraite, afin qu’il ne reste pas du ressort privé des autorités compétentes de profiter des retraites pour faire des coupures dans les «coûts».

Pour le moment, la grève et l’occupation de la FFLCH se maintiennent de manière indéfinie jusqu’à ce que la gestion universitaire ne donne une réponse aux réclamations.

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