Unissons nos colères contre le capitalisme dévastateur !

Enseignants, travailleurs, jeunes, agriculteurs... et si on s'y mettait toustes contre ce gouvernement capitaliste ?

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Les limites institutionnelles aux crises des démocraties bourgeoises se craquellent : Israël, menacé d’une condamnation internationale du génocide en cours à Gaza, poursuit sa sinistre avancée ; en France, après la censure de 30% de la Loi Immigration par le Conseil Constitutionnel, la loi raciste est promulguée. Le système capitaliste ne parvient pas à résoudre les crises qui se multiplient. Unissons nos colères contre le capitalisme !  

 

En Palestine comme en France, les institutions ne font pas la loi

Les contestations germent de partout : contre la guerre en Palestine, contre les lois xénophobes et la montée de l’extrême-droite en Europe, pour des revenus réguliers et décents dans l’agriculture comme dans les autres secteurs.

Certain.s nous enjoignent de croire en la capacité des “institutions” à réguler le monde.  Pourtant la cour de La Haye condamne le risque de génocide en Palestine sans accuser Nétanyahou, le Conseil Constitutionnel en France fait la voiture-balai du gouvernement pour la loi Immigration : à l’international comme dans chaque pays, les décisions des instutions sont misent en scène comme des garde-fous, alors que les lois du capitalisme s’imposent impitoyablement au-delà des réglementations. 

Cette loi du plus fort s’applique dans tous les secteurs, comme dans l’agriculture ou les exploitant.e.s sont exposé.e.s directement aux oscillations du marché, avec pour seul filet de sécurité les subventions de la Politique Agricole Commune.

Est-ce que les réponses institutionnelles internationales face aux guerres, aux migrations, aux rémunérations, nous conviennent ?

 

Israël peut continuer son massacre sans cessez-le-feu

Au moins 26 422 habitant.es ont été tué.es et 65 087 blessé.es en Palestine depuis le début de la guerre. Le conflit continue de menacer de s’étendre, avec des soldats Etats-Uniens tués en Jordanie, l’Israël qui a déclaré déployer des hommes au nord du Liban, ou encore les frappes israéliennes en Syrie.

Après le dépôt par l’Afrique-du-Sud d’une plainte à l’ONU sur un génocide en Palestine perpétré par Israël, la Cour internationale de justice a répondu le 26 janvier par un appel à Israël à “faire tout son possible pour empêcher tout risque de génocide à Gaza”. Si c’est un désaveu international pour Israël, Nétanyahou poursuit son objectif d’annexer la bande de Gaza en exterminant ou en expulsant les Palestien.nes. La réponse de la cour de La Haye est affreusement hypocrite, en demandant à Tel Aviv de « prévenir et punir » [toute incitation génocidaire], elle fait mine de croire que le massacre n’est pas une action délibérée des dirigeants israéliens. L’ONU n’exige même pas un cessez-le-feu immédiat, se cachant derrière le prétexte que la Palestine, en lui substituant le terme de “Hamas”, ne serait pas un Etat. En permettant à Israël de se servir de l’alibi de la lutte contre le Hamas pour annexer le peu de territoire palestinien qui manque à sa conquête impéraliste, tous les Etats impérialistes sont complices. Les simagrées des institutions ne doivent pas faire espérer les partisans de la paix entre les peuples d’une sortie de crise. Les travailleurs et travailleuses israéliens et palestiniens ne pourront stopper la guerre qu’avec leur fraternisation au-delà de leurs dirigeants assassins et des faux-semblants du reste du monde capitaliste.

 

La loi Immigration xénophobe promulguée

Les médias en France ont essayé de nous tenir en haleine, comme pour la réforme contre les retraites, avec la réponse du Conseil Constitutionnel à la Loi Immigration. Une partie du texte trop expréssement xénophobe a été censuré. Ces articles, qui n’ont pas passé le crible du Conseil Constitutionnel ont été un ballon d’essai pour les élu.e.s Les Républicains, du Rassemblement National, et de Renaissance. Si certains de mouvance (très) réformistes ont exprimé un certain soulagement, nous continuons d’exiger le retrait pur et simple de ce texte nauséabond. 

Macron s’est présenté aux second tour de la présidentielle comme capable de “faire barrage au RN”, puis a fait rentrer tous les loups dans la bergerie. Il nous reste à nous armer collectivement pour opposer aux réactionnaires de toutes les nuances de bleus, toutes nos colère noires.

 

Les agriculteurs en colère montent à Paris

Alors que les tracteurs ont gagné l’Ile-de-France pour porter diverses revendications, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), corporation qui fédère à la fois de petits agriculteurs mais surtout de grands propriétaires, essaye de récupérer la tête du mouvement. Elle se met à l’avant pour gérer seules les négociations, en canalisant les mots d’ordre sur ce qui arrange les gros exploitants, comme la critique des normes environnementales. 

Les conditions de vie difficiles des petit.e.s agricultrices et agriculteurs sont pourtant connues de longue date, avec des dettes qui s’accumulent auprès des banques, la dépendance aux firmes agroalimentaires qui imposent des prix dérisoires. En découle des conditions de vie précaires : un tiers des agricultrices et agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté, et les suicides sont élevés dans la profession. 

Les agricultrices et agriculteurs, uni.e.s avec tous les travailleuses et travailleurs en colère, ne peuvent compter que sur leur lutte, organisée par elleux-mêmes, pour gagner le pouvoir de décider par elleux-mêmes. Ni les syndicats patronaux invités de Matignon, ni les partis bourgeois comme le RN ne sont l’alliés des agricultrices et agriculteurs. Les travailleuses et travailleurs sont étranglés par l’inflation, sans remise à niveau des salaires, dans tous les secteurs. C’est pourquoi les mouvements de grève se multiplient, et que tout le monde doit rentrer dans la danse.

Le 30 janvier, c’est la grève à EDF pour les salaires. La CGT RATP a déposé des préavis pour tous les jours du 5 février au 9 septembre. A la SNCF, des grèves sont prévues pour les salaires aussi à partir du 6 février. Nous serons aussi aux côtés des lycéens et des grévistes de l’Education et de l’Animation le jeudi 1er février pour les salaires, ainsi que le 3 février contre la loi immigration. 

Soyons de toutes les luttes contre le capitalisme et ses serviteurs qui nous essorent. Unissons nos colères contre ce gouvernement !

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