Une grève de l’éducation qui dépasse le syndicalisme

La grève pour le plan d'urgence 93, commune entre personnels de l'éducation, élèves et parents dépasse le syndicalisme et mène une lutte politique contre ce que prépare le gouvernement : le manque de moyens, le tri social, la répression policière.

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Radio France - Noémie Bonnin

Depuis le 26 Février, la grève de l’éducation dans le 93 a pu démontrer son caractère politique lors des différentes interventions contre la répression et contre les mensonges de la droite.

 

Les lycéen.ne.s réclament des moyens, pas des coup de matraque

Quatre professeur.e.s du lycée Blaise Cendrars de Sevran allait être sanctionné.e.s par le rectorat pour une vidéo Tik Tok, 17 lycéen.ne.s de Jean Jaurès à Montreuil allait être exclu.e.s pour avoir bloquer leur établissement, mais les rassemblements organisés dès le lendemain sur décision des assemblées générales quotidiennes ont permis d’empêcher cette répression.

Contre la dénonciation du manque de moyens matériels des établissements, le vice-président de la région Île-de-France James Chéron accusait non pas un manque de moyens mais des dégradations commises par les élèves et personnels mobilisé.e.s, des propos qui justifient la répression policière contre les jeunes des quartiers ouvriers du 93.

 

Le gouvernement veut mettre au pas l’éducation

Le projet de « force mobile de l’éducation » de Nicole Belloubet, police de surveillance des élèves et des personnels, appuierait toutes les mesures réactionnaires, notamment islamophobes, du gouvernement. Considérant les élèves issu.e.s des quartiers ouvriers et de l’immigration comme de potentiels agresseurs de l’école, alors que l’État porte plainte contre une lycéenne musulmane du lycée Maurice Ravel, cette force risque d’augmenter le nombre de ces plaintes. Véritable politique coloniale, la pédagogie pour les enfants d’ouvrier.e.s selon Macron, c’est la répression.

 

Etendons la lutte

Après six semaines de grève reconductible, le gouvernement refuse de recevoir et écouter les revendications des grévistes. A l’approche des vacances, le mouvement risque de s’essouffler, le seul moyen de se faire entendre est d’étendre la lutte dans tout le pays contre le choc des savoirs, les problématiques locales et pour une éducation qui ne sert pas les besoins du patronat.

Dans le 94, la grève à la rentrée prochaine s’organise, dans cette lutte à caractère politique, les révolutionnaires qui travaillent dans le secteur (profs, AED et autres) doivent profiter de son organisation par en bas en AG pour l’approfondir et y intervenir.

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