Israël attaque l’Iran, la Syrie et le Liban, sur fond de massacre des Palestinien.ne.s

Le vendredi 19 avril, Israël à lancé des missiles en Iran, sans que le gouvernement ne le revendique explicitement. L’armée iranienne avait répliqué par des missiles le 13 octobre à l’attaque de son consulat à Damas. Nétanyahou semble bien résolu à mettre la région à feu et à sang.

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Nétanyahou visite Israël Aerospace Industries le 17 décembre 2018.Kobi Gideon (GPO)

L’armée israélienne a attaqué de nouveau la Syrie le 19 avril, sur une position militaire dans le sud du pays, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Peu après la montée de tension avec l’Iran après l’attaque du consulat iranien à Damas, Nétanyahou maintient le pied sur l’accélérateur vers un conflit généralisé. 

 

Syrie, Iran, Liban, le gouvernement israélien fait feu partout

L’Iran est lui présenté par Israël et les Occidentaux comme l’agresseur d’Israël. Les travailleur.euse.s iranien.ne.s avaient exprimé leur solidarité avec les Palestinien.ne.s début avril lors de manifestations. Le gouvernement des Ayatollahs profite cyniquement du conflit en Palestine pour réprimer toujours plus la population, notamment les femmes et les opposant.e.s politiques. Le rappeur Toomaj Salehi vient d’être condamné à mort pour son soutien aux manitestations suite à l’assassinat de Mahsa Amini. La guerre appelle la guerre et la répression. 

Israël a assumé beaucoup plus clairement les attaques que son armée mène au Liban. Le 24 avril, quarante cibles du Hezbollah autour d’Aïta El-Chaab, dans le sud du Liban, ont été visées. Selon l’AFP, au moins 72 civils ont été tués au Liban depuis le début du conflit. 

Le risque d’extension de la guerre, au lieu d’inquiéter réellement les dirigeants occidentaux, ne remet pas en cause le soutien en sous-main à Nétanyahou. 

 

Israël continu de semer la mort en Palestine

Les fronts qui se multiplient entre Israël et le Liban, la Syrie et l’Iran n’empêchent pas le gouvernement israélien de multiplier les attaques en Palestine. En Cisjordanie, depuis le 7 octobre, 468 Palestinien.nes ont été tués par des colons Israélien.nes. 1 208 Palestinien.ne.s ont aussi été déplacés sur ce territoire selon l’ONU. 

Mi-avril, des centaines de colons israéliens ont pris d’assaut, pendant trois jours, un village situé près de Ramallah. Des voitures et des habitations ont été incendiées, et des colons ont tiré sur des Palestinien.ne.s à bout portant. Des soldats israéliens tenaient la garde pendant les attaques. 

Le 22 avril, le camp de Nour-Shams, proche de Tulkarem, en Cisjordanie occupée, a été attaqué par l’armée israélienne qui y a laissé 14 morts.

Les crimes des mois passés ressurgissent aussi. A Gaza, au moins 283 corps ont été exhumés lundi des fosses communes creusées par les soldats israélien à l’intérieur de l’hôpital Nasser de Khan Younès. Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, a déclaré que les victimes auraient été «enterrées profondément dans le sol et recouvertes de déchets» et que certains ont été retrouvés « les mains liées et sans vêtement ». L’horreur n’en finit plus.

Les bombardements aussi se sont poursuivis. Ce lundi, l’armée israélienne a bombardé les camps palestiniens de Nousseirat et de Maghazi, mais aussi la façade maritime à Deir Al-Balah. Les villes de Rafah et de Khan Younès ont aussi étaient ciblées selon l’Agence France-Presse.

 

La solidarité internationale des travailleur.euse.s et étudiant.e.s contre les génocidaires israéliens

Partout dans le monde, des universités étatsuniennes au stade de foot irlandais, les travailleur.euse.s et étudiant.e.s élèvent leur voix contre le massacre des Palestinien.ne.s et l’extension du conflits.

A l’Université de Columbia de New York, les étudiant.e.s ont manifesté leur soutien au peuple Palestinien en campant sur leur lieu d’étude. La police anti-émeutes les a délogés le 22 avril, mais la détermination à se faire entendre en cette période électorale est présente dans les grandes universités du pays.

En France, le pouvoir use de son nouveau dada : “l’apologie du terrorisme” pour convoquer les portes-paroles de partis et des syndicats s’étant exprimés contre le massacre en Palestine. Cette intimidation de celleux qui élèvent la voix face à la guerre est intolérable, submergeons la répression par nos luttes ! 

Ce dimanche, nous étions à la manifestation contre les racismes et l’islamophobie pour exprimer notre solidarité avec la Palestine. Au moins 3000 personnes ont défilé de Barbès à République à Paris.  

Soyons toujours plus dans les rues pour exiger la fin de la guerre, au Proche-Orient comme ailleurs. 

 

Sources :

www.lemonde.fr/international/article/2024/04/19/israel-lance-une-riposte-l-iran-minimise_6228725_3210.html

www.mediapart.fr/journal/international/190424/des-explosions-en-iran-israel-reste-silencieux

www.mediapart.fr/journal/international/180424/attaque-par-les-colons-le-village-d-al-mughayyer-incarne-la-brutale-expansion-israelienne-en-cisjor

www.lemonde.fr/international/article/2024/04/24/israel-affirme-que-ses-forces-menent-une-action-offensive-au-sud-du-liban_6229685_3210.html

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