Macron et Bayrou veulent nous faire payer leurs guerres, stoppons la course à l’armement !

« Pour être libres dans ce monde, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant » a déclaré le président de la République lors de son discours aux armées ce dimanche 13 juillet. 

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Ludovic Marina, AFP

Le ton martial employé par Macron lors de sa dernière allocution venait à vouloir justifier l’augmentation supplémentaire de 6,5 milliards d’euros du budget militaire pour les deux prochaines années (3,5 en 2025 et 3 en 2026). Il s’agit d’une augmentation colossale, soit le double de ce qui était prévu, alors que François Bayrou préconise encore 40 milliards d’économies pour son budget 2026. Le gouvernement choisit donc de redoubler les efforts budgétaires pour le réarmement militaire, alors que des coupes drastiques se dessinent pour la santé, l’éducation et les services publics. 

La mise en scène du danger imminent de la guerre avait été déjà préparée par le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, lors de sa conférence de presse du 11 juillet. Burkhard prétendait installer l’idée d’une guerre imminente déjà en place, faute d’une « menace russe » qui aurait choisie la France comme sa principale cible en Europe. 

De la même manière, jeudi de la semaine dernière, Macron annonçait son accord de coopération avec le Royaume Uni, accompagné du Premier ministre Keir Starmer. C’est un accord pour mieux chasser les travailleurs·euses migrant·es et pour avancer dans la préparation d’un plan militaire nucléaire entre les deux pays.

Dans ce contexte, Macron, Bayrou, Burkhard et compagnie font appel aux vieux discours militaristes pour proposer aux travailleur·euses de se « serrer la ceinture » au nom du patriotisme et pour inviter les jeunes à participer à un nouveau service militaire pour devenir la chair à canon des guerres impérialistes. 

Macron nous propose d’être libres … en donnant notre vie pour les profits des capitalistes !  Pourtant, nous voyons nos conditions de vie, d’étude et de travail se dégrader. Le président de la République fait appel à la liberté des riches, comme la liberté de se défendre de l’Etat d’Israël, la liberté des Etats-Unis de bombarder l’Iran, ou la liberté des capitalistes de nous exploiter pour leurs profits.  

Nous refusons de participer à cette escalade guerrière, à laquelle y compris des composants du Front populaire cèdent, comme Marine Tondelier, qui souhaitait un « bon défilé » du 14 juillet, au lieu de dénoncer l’escalade militariste de Macron. Nous refusons de laisser passer ces attaques du gouvernement contre notre classe sociale. C’est pour cela qu’il est fondamental que le monde du travail et la jeunesse organisent la riposte contre le budget de guerre. 

Pour sa part, Sophie Binet, la leader de la CGT, a déclaré qu’elle ne veut pas « financer des Rafale en fermant des hôpitaux ». Les directions syndicales doivent proposer dès maintenant un plan de bataille à la hauteur de la situation pour empêcher la course aux armements, avec des grèves et des manifestations. 

Macron déclare la guerre aux travailleur·euses, aux migrant·es, à la jeunesse. Nos vies valent plus que leurs profits. Refusons l’escalade militariste et la guerre impérialiste par nos luttes et nos mobilisations !

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