
Les attaques de Trump et le nouvel ordre mondial impérialiste
Depuis le début de l’année 2026, Donald Trump multiplie ses menaces impérialistes. En effet, les attaques du président américain contre le Venezuela ont bouleversé la situation mondiale. Après l’enlèvement du président vénézuelien Maduro, les Etats-Unis ont exprimé des menaces guerrières envers le Mexique, la Colombie, le Cuba ou encore le Groenland. C’est justement à partir des prétentions américaines sur ce territoire appartenant au Danemark, un membre de l’OTAN et allié historique des Etats-Unis, que les fissures dans le camp des puissances occidentales se font visibles. La question du Groenland a provoqué des tensions entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, pour la première fois depuis des décennies. Le consensus de Washington et l’atlantisme qui avaient dominé la scène internationale auparavant, laissent la place à des disputes inter-bourgeoises et inter-impérialistes entre des alliés historiques.
Nous avons déjà signalé dans d’autres articles que la figure de Donald Trump, avec son appétit prédateur, est symptomatique de l’émergence d’une nouvelle étape de la lutte des classes. Il s’agit d’une nouvelle étape dans laquelle les puissances impérialistes préparent la marche à la guerre pour se répartir les marchés du monde. Cette semaine, les tirs croisés de Trump et de l’UE ont mis la tension belliciste sur le continent en raison de la question du Groenland, dans un contexte de continuité de la guerre d’Ukraine en Europe. Au même moment, en Iran, le régime autoritaire des Mollahs massacre la population mobilisée, avec des milliers de personnes assassinées. En Syrie, le nouveau gouvernement attaque la population kurde de Rojava pendant qu’en Palestine, les politiques génocidaires de Nétanyahou se poursuivent.
La logique prédatrice des Etats impérialistes tend à dessiner un nouvel ordre mondial, avec des événements sanglants, pour imposer les intérêts des riches en dépit des vies des travailleur·euses du monde. Dans ce contexte, les confrontations entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis, ainsi que le réarmement de l’Union Européenne (financé via des coupes budgétaires) proposent un monde de confrontations sanglantes. L’enlèvement de Maduro par les Etats-Unis ouvre la porte à de nouvelles attaques de la Russie sur l’Ukraine ou à la possible annexion du TaÏwan par la Chine.
Nous voulons construire un autre avenir, anti-impérialiste et anticapitaliste. C’est pour cela qu’il est nécessaire de s’organiser contre la marche à la guerre, contre l’austérité et contre toutes les violences du capitalisme et du patriarcat.
La nécessité d’une riposte internationale anti-impérialiste
Les agressions impérialistes ne passent pas sans réponse de notre camp social. Pendant les dernières semaines, Socialisme ou Barbarie a participé à diverses initiatives pour exprimer notre solidarité internationale anti-impérialiste avec les populations en lutte dans le monde, comme au Venezuela, en Palestine, en Iran, au Kurdistan et aux Etats-Unis. Nous faisons partie de celles et ceux qui se sont prononcé·es contre l’intervention américaine au Venezuela, en indépendance du régime de Maduro et malgré les capitulations de Delcy Rodriguez.
Aux Etats-Unis, des milliers de personnes se mobilisent contre le gouvernement de Trump, en particulier contre sa police raciste ICE et sa chasse permanente aux personnes migrantes. Ce vendredi 23, des milliers de travailleur·euses sont descendu·es dans la rue pour protester contre un nouvel assassinat d’un travailleur migrant à la ville de Minneapolis. Dans la continuité du mouvement No Kings ou de Black lives matter, une nouvelle vague de mobilisation traverse les Etats-Unis contre le président américain.
Les violences policières racistes se font sentir également en France. Nous condamnons le meurtre d’El Hacen Diarra, assassiné aux mains de la police à Paris, et nous reitérons toute notre solidarité avec la lutte des travailleur·euses migrant·es pour leur régularisation.
En Iran, la révolte de la population fait face à la répression sanglante du régime des Mollahs. Le mouvement iranien poursuit les mobilisations contre la barbarie de la République islamique, en reprennant le mot d’ordre “Femme, Vie, Liberté”, alliant revendications sociales aux demandes du mouvement féministe. Pour sa part, en Syrie, le peuple kurde lutte contre les attaques militaires du gouvernement syrien, alors que le peuple palestinien résiste à la politique génocidaire d’Israël.
Dans ce contexte, il est nécessaire d’exprimer notre solidarité avec les peuples opprimés en lutte et de lutter contre l’impérialisme de notre propre pays, contre le réarmement et les coupes budgétaires du gouvernement Macron.
Socialisme ou Barbarie : construisons un avenir anticapitaliste
Face aux ravages de l’impérialisme et du système capitaliste au niveau international, nous sommes convaincus de la nécessité de construire un autre monde. Nous luttons pour un avenir anticapitaliste, débarrassé de l’oppression et de l’exploitation. C’est pour cela qu’il est fondamental de lutter contre la guerre impérialiste, contre les coupes budgétaires austéritaires et contre toutes les violences du système.
Socialisme ou Barbarie lance une série d’initiatives pour construire un avenir anticapitaliste, avec la force des travailleur.euses, de la jeunesse, du mouvement féministe et de la mobilisation anti-impérialiste internationale.
Dans les universités parisiennes, nous lançons un cycle de réunions ouvertes dans les facs : « Contre l’impérialisme et ses ravages, riposte anticapitaliste et révolutionnaire ! ». Rendez-vous le mardi 27 janvier à Paris 8, le jeudi 29 janvier à Paris 3 et le mercredi 4 février à Paris 1 (La Chapelle – Condorcet), pour les premières dates confirmées.
De plus, nous organisons avec le collectif Roja une réunion-débat ouverte : « Iran-Venezuela : contre l’impérialisme et pour l’émancipation des peuples », samedi 31 janvier à 18h au Café Le Delly’s à Paris. Il s’agit d’une initiative fondamentale pour unir la lutte internationale à travers le monde, en présence de militant·es d’Amérique latine, d’Iran et de Kurdistan.
D’autre part, nous annonçons la tenue d’une réunion publique féministe dans le cadre de la préparation du 8 mars. Las Rojas, collectif féministe révolutionnaire international, organise une réunion publique « Féministes révolutionnaires internationales, contre l’austérité, la guerre et les violences » le samedi 7 mars à La Comune d’Aligre à 16h, avec la présence de militant·es féministes de l’association Briser la loi du silence et d’autres organisations féministes invitées.
Finalement, une délégation de Socialisme ou Barbarie participera au 6ème Camp Anticapitaliste International à Buenos Aires, du 14 au 17 février, avec des délégations d’Argentine, de France, du Brésil, des Etats-Unis et du Costa Rica, pour construire un courant international anticapitaliste, pour relancer la perspective de la révolution socialiste au XXIe siècle.

