
La réforme du travail est un projet anti-ouvrier
La semaine passée, de grandes manifestations se sont déployées à Buenos Aires en Argentine face au récent projet de réforme du gouvernement. Dans un contexte de crise internationale du système capitaliste, le gouvernement de Milei estime qu’il faut faire des économies. Vers qui se tourne-t-il ? Vers le portefeuille des travailleur·euses.
Ce projet de loi est fondamentalement anti-ouvrier et représente l’attaque d’une classe envers l’autre. Dans cette réforme, on retrouve un cocktail explosif de précarisation sociale et économique : passage de la journée de travail de 8 à 12h, interdiction du droit de grève, paiement du salaire en « nature » par des paniers repas ou autres. On peut encore y trouver un droit de véto spécial qui octroie aux patrons le droit de modifier les horaires de travail, de congés, de vacances, etc.
Le gouvernement de Milei est passé à l’offensive : l’exemple argentin montre bien qu’en temps de crise, les gouvernements bourgeois n’hésitent pas à chercher à désintégrer les droits des travailleur·euses. Pour les capitalistes, le sens du « progrès » c’est surtout et avant tout octroyer toujours plus de pouvoir aux patrons. Quel est leur problème ? Les travailleur·euses travaillent peu pour gagner trop (entre 400-800 euros par mois), alors leur solution est d’étrangler un peu plus les masses salariées.
La contestation populaire face aux attaques policières
Le 11 février la place du congrès national à Buenos Aires fut rapidement bondée pour protester face à la loi esclavagiste de Milei. La répression policière fut très violente : tire de balles à blanc dans le visage et toutes les parties sensibles, utilisation de canon à eau sur la foule, pistolet lance-gaz et tout un arsenal guerrier, que la police avec l’appuie du gouvernement s’est permise d’utiliser face à sa population en colère.
Résultat, pendant que les chefs du gouvernement réglaient les détails de la réforme en catimini, la répression policière à fait près de 300 blessés, 70 interpellations et 30 arrestations. Selon les rapports des responsables médicaux, les protocoles d’interventions policières auraient été ignorés, causant de graves blessures, comme des intoxications, des saignements et autres. Au plus fort de la répression, 30 personnes blessées n’ont pas pu être soignées car la police empêchait les ambulances de passer. Le gouvernement argentin passe une nouvelle étape dans la guerre sociale qu’il mène envers sa population.
Nos camarades argentin·es du Nuevo MAS, y étaient présent·es en première ligne face à la répression, pour y défendre la voix des travailleur·euses, de la jeunesse et de tous les exploité·es, qui subissent les attaques incessantes du gouvernement de Milei, face à la répression policière et aux lois anti-ouvrières construisons une alternative anticapitaliste révolutionnaire et internationaliste.

