
Ce dernier 25 février le procès pour le meurtre de la militante politique brésilienne Marielle Franco s’est achevé par la condamnation de quatre commanditaires : deux policiers et deux fonctionnaires de Rio de Janeiro.
L’assassinat de Marielle Franco en 2018 a déclenché une vague de condamnations et d’appels à la justice dans le monde entier, le mouvement féministe a brandi des drapeaux et des banderoles à son effigie à cette occasion. Femme, lesbienne, noire et socialiste, la lutte pour la justice pour Marielle est devenue un symbole de la lutte contre l’extrême droite.
Marielle était conseillère municipale du PSOL à Rio de Janeiro, militante contre les transactions immobilières et pour le droit au logement. Son assassinat s’inscrit dans le cadre de l’avancée de l’extrême droite. Jair Bolsonaro lui-même a mené une campagne de dénigrement contre la militante après son assassinat.
La confession est venue d’Élsio de Queiroz, un ancien policier militaire emprisonné depuis 2019 et accusé d’avoir conduit le véhicule à partir duquel les assassins ont tué Marielle et son chauffeur, Anderson Gomes, et blessé une conseillère.
La justice a obtenu cette confession en offrant des avantages pénitentiaires à Queiroz. Lui et un autre ancien agent et voisin de Bolsonaro, Ronnie Lessa, seraient les auteurs du meurtre de Marielle et de son chauffeur. Dans sa déclaration, Queiroz a avoué que c’était lui et Ronnie Lessa qui avaient abattu Marielle et son chauffeur.
Il a également confirmé qu’il s’agissait d’un plan qui avait été orchestré pendant au moins un an jusqu’à son exécution, et dans lequel des agents de différentes forces de police étaient impliqués. Une autre personne citée par Queiroz est Simoes Correa, un ancien pompier qui a été arrêté lundi dernier et qui avait déjà été condamné à quatre ans de prison dans cette même affaire pour « obstruction à la justice ». Correa aurait été chargé de mener à bien la mission de renseignement qui consistait à suivre et à surveiller les déplacements de la conseillère municipale du PSOL et militante LGBTI. La justice a souligné que Correa avait joué « un rôle important » sans lequel le crime n’aurait pas pu être commis.
Le jugement soutient qu’il s’agissait d’un crime politique aggravé par le fait qu’il visait une femme noire, ce qui constitue un précédent important au Brésil dans la lutte contre les crimes politiques commis contre des militantes.
Aujourd’hui, nous célébrons ce jugement historique et continuons à revendiquer la lutte de Marielle pour construire un monde sans oppression ni exploitation.
Marielle Franco, présente !

