Un 8 mars de lutte contre la guerre et les réactionnaires

Cette journée de lutte internationale pour les droits des femmes du 8 mars 2026 a démontré toute la combativité des femmes, des personnes LBGTI et du monde du travail à l’international pour lutter contre la guerre et les réactionnaires. 

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Partout dans le monde, jeunesse et travailleur·euses se sont mobilisé·es pour exiger la fin des violences contre les femmes et les personnes LGBTI, mais aussi contre les guerres qui s’étendent et les politiques austéritaires. 

Las Rojas s’est saisi du 8 mars pour engager une semaine de mobilisation sur la solidarité internationaliste des femmes et des LGBTI. La réunion-débat du 7 mars a rassemblé plus de 80 personnes, et le cortège dans la mobilisation du 8 mars a réussi à rassembler près de 200 participant·es. Les sections de Las Rojas ailleurs dans le monde ont occupé les rues sur les mêmes mots d’ordre, contre la guerre, les violences et l’extrême droite. 

 

A Paris : Femme, Vie, Liberté !

Une semaine après le début de la guerre en Iran menée par Trump et Nétanyahou, ce 8 mars résonne particulièrement sur les aspirations du mouvement « Femme, vie, liberté » qui avait secoué l’Iran il y a quatre ans, et dont les récents soulèvement s’étaient fait l’écho. 

En France, la manifestation du 8 mars a rassemblé 200 000 personnes dans 150 villes : 14 000 manifestant·es à Lyon, 5000 à Marseille et Lille. La manifestation dans son ensemble a été une réussite. A Paris, nous étions 135 000 à battre le pavé selon les organisatrices de Grève Feministe. Gisèle Pelicot était présente dans la manifestation parisienne, incarnant la lutte contre les violences faites aux femmes.

Las Rojas Paris animait un cortège avec l’association Briser la loi du silence et aux côtés des groupes de la diaspora d’Iran comme le collectif Roja. Le cortège s’est élancé au son des percussions sur le slogan « Solidarité avec les femmes du monde entier », réunissant près de 200 manifestant·es. 

La polarisation du débat politique s’est exprimée dans la rue, entre un cortège féministe massif, joyeux et combatif, et le groupe d’extrême droite sioniste « Nous vivrons ! » qui a tenté de s’imposer avec l’aide de la police nationale. Une des composantes de la réussite de la mobilisation a été de repousser clairement les entités d’extrême droite, soit par une dissuasion préalable, soit par l’action collective dans la rue. Ni le groupe d’extrême droite Némésis, ni le sioniste « Nous vivrons ! » n’ont pu infiltrer la manifestation, malgré le soutien que les forces de police ont pu leur accorder. Le féminisme affirme clairement que l’extrême droite n’a pas sa place dans le mouvement ! 

 

Réussite d’une semaine de mobilisation féministe révolutionnaire et internationaliste de Las Rojas Paris

Las Rojas Paris a organisé une réunion-débat publique le 7 mars, inscrite dans une semaine de mobilisation autour du 8 mars. Sous un accueil chaleureux de la Commune Libre d’Aligre, que nous remercions, la salle du café s’est remplie avec plus de 80 personnes pour débattre sur le thème « Féministes révolutionnaires internationalistes contre la guerre, l’austérité et les violences ». Les orateur·ices à la tribune ont pu partager leurs expériences de lutte depuis l’Afrique, l’Amérique Latine, l’Iran et la France.

L’accent a été naturellement mis sur la solidarité internationaliste avec les peuples d’Iran, de Palestine, en lutte contre les guerres imposées par les Etats-Unis et l’Etat d’Israël. Les membres de Briser la loi du silence ont témoigné de leurs expériences de luttes contre les violences faites aux femmes. Que ce soit en Afrique, contre les mutilations génitales, ou en France, dans l’accompagnement des victimes contre les violences sexistes et sexuelles. Pour sa part, Feminists 4 Jina a parlé de la situation des femmes et des personnes LGBTI en Iran, sous le régime autoritaire de la République islamique et dans un contexte de guerre impérialiste. 

Les interventions de Las Rojas ont relaté la tradition de lutte féministe de l’Amérique latine, avec les combats récents et historiques pour la légalisation de l’IVG et contre toutes les formes des violences. Les interventions ont mis en avant la perspective d’organisation d’une nouvelle génération militante qui s’organise autour du Camp anticapitaliste international et du courant international Socialisme ou Barbarie. Les prises de parole de Las Rojas ont également expliqué les perspectives révolutionnaires internationales pour le mouvement féministe, dans le contexte d’une nouvelle étape de la lutte des classes et de la restructuration de l’impérialisme au niveau mondial, qui ouvre la porte à l’émergence d’une nouvelle génération de lutte contre le patriarcat et le capitalisme.

La semaine de mobilisation avait commencé avec la participation au concert engagé de Briser la loi du silence, suivi par la projection du film Femmes d’Argentine au Campus Condorcet, les collages dans les facs parisiennes et l’atelier pancartes et banderoles à l’université de Paris 8. Après la réunion publique du samedi 7 et la réussite de la manifestation du dimanche 8 mars, la semaine féministe se complétera avec la réunion ouverte de Las Rojas à Sciences Po, organisée avec les camarades du Decollectif féministe de cet université.

Dans la continuité de la mobilisation, Las Rojas a appellé à construire la marche du 14 mars contre le racisme et les violences policières, aux côtés de la Marche des solidarités et à s’organiser pour militer dans la perspective de relancer la bataille pour la révolution féministe et socialiste.

 

Las Rojas mobilisées partout dans le monde

Le collectif féministe révolutionnaire Las Rojas a fait partie des mobilisations internationales féministes du 8 mars. 

Au Costa Rica, nos camarades sont descendu·es dans les rues de San José pour lutter contre le gouvernement de Rodrigo Chaves et de la nouvelle présidente élue Laura Fernandez. Le nouveau gouvernement de Fernandez propose un agenda de recul des droits des femmes, avec l’interdiction de l’avortement thérapeutique (IMG), qui avait deja été acquis par le mouvement féministe de ce pays. C’est pour cela que les cortèges féministes se sont positionnés pour le retour de l’IMG et pour la légalisation de l’avortement, libre et gratuit à l’hôpital public. Il s’agit d’une bataille à mener contre les réactionnaires qui constituent le relais de l’impérialisme de Trump en Amérique centrale. 

Au Brésil, les militant·es de Socialisme ou Barbarie et du collectif de jeunesse Ja Basta ! sont descendu·es dans les rues de Sao Paulo pour lutter pour les droits des femmes et des personnes LGBTI. Au Brésil, le pays le plus peuplé de l’Amérique latine, l’IVG demeure encore illégale, tandis que quatre femmes par jour sont victimes de féminicides. De plus, dans un contexte d’avancée réactionnaire, des militants d’extrême droite proches de Bolsonaro ont fait une provocation transphobe et homophobe à l’Université de Sao Paulo, qui a été répousée par les étudiant·es de l’université. Contre les réactionnaires et leurs idées de haine, le cortège féministe révolutionnaire de Socialisme ou Barbarie a mis en avant les revendications des femmes et des personnes LGBTI. 

En Argentine, les marches féministes ont eu lieu ce lundi 9 mars, dans un contexte de mobilisation croissante contre les politiques d’extrême droite du gouvernement de Javier Milei. Ce dernier a récemment fait passer au parlement une contre-réforme de travail, pendant que la police réprimait brutalement les manifestations d’opposition à l’esclavage du travail. Au même temps, le gouvernement a fortement réprimé l’occupation de l’usine FATE par les ouvriers de l’entreprise, un symbole de la lutte de la classe ouvrière contre le gouvernement réactionnaire. Le pays de la « marée verte », qui a su légaliser l’IVG grâce à une mobilisation populaire historique, le mouvement féministe constitue un appuie fondamental pour faire reculer les idées nauséabondes de Milei et de tous les réactionnaires.

Avec la force des mobilisations féministes internationales, la riposte des femmes, des LGBTI, des jeunes, des travailleur·euses et des peuples opprimés du monde entier permet d’envisager un autre avenir possible pour s’opposer à la marche à la guerre, à l’austérité, à la violence et à l’exploitation. Rejoins Socialisme ou Barbarie et Las Rojas pour faire tomber ensemble le capitalisme et le patriarcat ! 

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