
Lycéen·nes, étudiant·es et travailleur·euses commencent à se mobiliser contre les attaques du gouvernement Macron. Alors que le président des riches multiplie ses politiques racistes et austéritaires, et pendant que le prix des carburants ne cesse d’augmenter, le spectre d’un retour des Gilets Jaunes plane dans l’air. Bientôt, une explosion sociale ?
Colère qui monte
Ce lundi 21 septembre, les élèves du lycée Saint-Exupéry à Créteil (94) ont réalisé le blocus de leur établissement. Cette action a déclenché une vague de mobilisation dans plusieurs lycées de la banlieue parisienne. La jeunesse se mobilise malgré la répression policière pour exiger de meilleures conditions d’infrastructure dans les établissements scolaires, pour la réduction du nombre d’heures de cours, pour l’embauche de professeurs et de plus de personnel, entre autres revendications. Mais les jeunes se battent aussi pour la fin de Parcoursup, avec la conscience que ce mécanisme de sélection sociale les écarte systématiquement de l’accès aux études supérieures.
En cette rentrée, la colère monte dans la jeunesse contre la politique de sélection sociale du gouvernement Macron. Entre Parcoursup, Bienvenue en France et la menace d’une augmentation généralisée des frais d’inscription pour tous·tes les étudiant·es, la Macronie propose une université au service des grands patrons et inaccessible aux enfants des classes populaires. Cette colère s’exprime également chez les travailleur·euses, notamment celleux du CROUS, en grève ce mardi 22 septembre dernier pour protester face au manque de moyens. Le mécontentement est présent chez les enseignant·es du 93, en lutte depuis un an pour exiger un plan d’urgence, ou encore chez les travailleur·euses de la fonction publique, qui seront en grève ce 29 septembre contre l’austérité et le manque de moyens.
Le spectre des Gilets Jaunes
Les appels à la reconstruction de la mobilisation des Gilets Jaunes tournent sur les réseaux sociaux (notamment sur TikTok) depuis plusieurs semaines. La date du 17 octobre (lire 17 octobre, et si on relançait les Gilets Jaunes ? ) a été choisie pour relancer la révolte populaire qui a mis la Macronie dans les cordes au début de son premier quinquennat. Il se trouve qu’aujourd’hui comme hier, les travailleur·euses doivent faire face à l’augmentation du prix des carburants, dans un contexte d’inflation et de dégradation des conditions de vie.
Interpellé sur cette question, le président des patrons a déclaré récemment : « On ne va pas faire un mouvement contre la guerre menée par la Russie en Ukraine et contre la situation à Ormuz. Dans ce cas-là, je peux y participer, car moi aussi, je suis contre ces guerres. » Macron veut faire comme si la guerre était un phénomène objective incontournable et non une décision politique qui répond à des intérêts économiques. Pour le gouvernement, les travailleur·euses devraient donc accepter passivement ses politiques d’austérité, pour réarmer la France sous prétexte de la « menace russe ». En reprenant la définition de Lénine, la politique n’est que de l’« économie concentrée ». Si le gouvernement est décidé à faire payer le prix de la guerre aux classes populaires, la colère de la classe ouvrière pourrait ouvrir la voie à une mobilisation d’ampleur contre l’austérité et l’inflation.
Les travailleur·euses et la jeunesse doivent faire irruption dans la lutte des classes
Dans ce contexte, la colère de notre classe doit s’exprimer dans la rue avec toute sa force pour imposer nos revendications au gouvernement. Il est fondamental que lycéen·nes, étudiant·es et travailleur·euses puissent converger dans des mobilisations d’ampleur, au-delà des journées isolées proposées par les directions syndicales. La colère montante peut ouvrir la voie d’une contestation qui pourrait se généraliser si les travailleur·euses et la jeunesse font irruption dans la lutte des classes.
C’est l’heure de s’organiser pour construire une riposte générale du monde du travail et de la jeunesse. Pendant que les politicien·nes de la bourgeoisie sont préoccupé·es par leur carrière électorale, celleux d’en bas ont leur mot à dire dans la rue sur les débats qui traversent toute la société. Dans ce contexte, pour préparer les mobilisations à venir et pour construire une société débarrassée de l’exploitation capitaliste, rejoins Socialisme ou Barbarie !

