
Jeudi 27 mars, l’organisation d’extrême droite UNI a tenté d’intimider les étudiant.e.s de Tolbiac, dans le contexte des élections étudiantes de Paris 1. Ces élections ont été une gifle pour l’extrême droite (qui a perdu toute représentation dans les conseils) ainsi qu’une victoire pour les forces de gauche de la Sorbonne. Dans ce contexte, vendredi 28 mars, l’association étudiante, la Cocarde, s’est présentée aux devants de l’université de Saint-Denis. Cette petite visite faisait en réalité partie d’un plus grand parcours que la Cocarde avait prévu -pour venir y cracher tout son venin raciste, anti-immigration et islamophobe- d’abord à Paris 8 et ensuite à Nanterre.
Vous l’aurez bien compris, le but de la Cocarde était de venir provoquer les principaux poumons de la gauche étudiante via leur diffusion de tracts. Ce même tract ne disait absolument rien par ailleurs, il représentait simplement une personne tenant un mégaphone avec les logos de l’organisation dessus, avec la simple inscription de “ La cocarde étudiante, le syndicat du camp national”.
Ce tract démontre de par sa simplicité, une volonté pour ces dernier.es de s’implanter au sein de l’université, via la démonstration de leur identité visuelle et de ce positionnement politique “le camp national”. Malgré cela, ces derniers n’ont pas pu mettre le pied à l’intérieur de l’université.
Bien heureusement, leur présence n’est clairement pas passée inaperçue et a suscité une mobilisation spontanée à l’entrée de la fac de Paris 8. La Cocarde qui s’était préparée en constituant un groupe d’une trentaine de fascistes, s’est vue -et rapidement- dépassée en nombre par celui des étudiant.es mobilisé.es qui scandaient “fachos hors de nos facs”, “Siamo tutti antifascisti” etc… C’est près de plus d’une soixantaine de personnes, voire plus, qui se sont interposées quant à leur présence devant le campus, en guise de riposte.
L’ambiance se ressentait comme électrisante, et c’est sans compter l’apparition des forces de l’ordre dans la foulée, qui a sublimé la situation par un climat d’instabilité. Évidemment, ne comptez pas sur la police pour défendre notre sécurité étant donné que c’est elle qui a défendu la tenue de la diffusion de tracts du groupe identitaire, ainsi que de leur présence.
Grâce à la persistance des étudiant.es de Paris 8 les militant.es de la cocarde ont -et ce en moins d’une trentaine de minutes- cédé à la pression qui était exercée sur eux et ont fini par quitter la place qui était devenue relativement bondée. Malgré la disparition dans la nature de ces derniers, les forces de l’ordre ont tout de même réussi à embarquer l’un.e des étudiant.es mobilisé.e comme quoi ce.tte dernier.e aurait été en possession d’une arme à feu sur elle/lui.
Or, nous démentons fermement cela et nous préférons dénoncer un coup de force de la police ici. La situation s’étant décantée seulement au bout d’une trentaine de minutes après l’arrivée des premiers étudiants contestataires, nous voulons rappeler que cela s’est terminé dans le pacifisme le plus total ce qui n’a pas été le cas ailleurs.
Notamment à Nanterre rebelote cette fois encore et dans la même journée. En plus de cela, avec la spécificité que cette fois-ci, la cocarde à passé à tabac un étudiant de Nanterre, et rappelons tout de même que les militant.es de la cocarde ne sont pas assignés en tant qu’étudiants à la fac de Nanterre. Ces personnes étaient extérieures à la fac, ont imposé leur présence et l’ont défendu à coups de poing.
Ces violences sont inacceptables car elles relèvent de la simple agression volontaire et gratuite. Si vous ne connaissez pas la cocarde, alors ces événements que nous relatons sont une illustration simple de la caractérisation que vous pouvez faire de cette organisation.
Par ailleurs, le comité Paris 8 de Socialisme ou Barbarie a signé un communiqué unitaire avec la plupart des organisations étudiantes de la fac suite à la venue de la cocarde, nous réaffirmons ici les positionnements développés dans ce communiqué.
Nous sommes pour la construction des comités d’autodéfense contre l’extrême droite dans toutes les universités. La détermination des étudiant.e.s mobilisé.e.s montre qu’il n’y a pas d’espace pour les racistes dans nos facs, et qu’il faut s’organiser pour que nos lieux d’études soient épargnés des discours fascistes.
Pour lutter contre l’extrême droite, il est nécessaire de se mobiliser dans la rue, à l’exemple de la manifestation du 22 mars, organisée par la Marche des solidarités, qui a réuni des dizaines de milliers de personnes contre le racisme et le fascisme. Il faut faire de même, le 10 mai pour contrer la tentative du collectif du 9 mai de faire une démonstration nazie en plein Paris.
Fachos, racistes, hors de nos facs !