Las Rojas Paris ont lancé le cycle de débats de Socialisme ou Barbarie

Le 29 mars, nous avons inauguré le cycle de réunions-débat de Socialisme ou Barbarie 2025 par une rencontre qui a eu pour sujet la place du féminisme internationaliste dans la lutte contre l'extrême droite.

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Lors de cette réunion-débat, nous avons essayé de répondre à une question simple mais profonde : au XXIème siècle, n’y a-t-il que Trump, Elon Musk et la montée de l’extrême droite ? Les peuples n’ont-ils rien à dire de l’avenir guerrier et funeste qui leur est imposé ?

Nous voyons avec optimisme les manifestations des masses qui se succèdent les unes après les autres. Nous avons pu présenter que pour nous, tant pour Socialisme ou Barbarie que pour Las Rojas, il est important de savoir que les manifestations des masses que nous connaissons depuis le début du siècle ne sont pas anodines et n’étaient pas présentes dans toutes les périodes historiques. Ces révoltes populaires constituent pour nous la source du pouvoir de contestation aux réactionnaires et à leur vision du monde. C’est un énorme point d’appui pour la construction de la révolution. Nous assistons à une nouvelle période de la lutte de classes.

Nous voyons le poids central de la question féministe dans la période parmi les différents mouvements de contestation des différents régimes dans le monde. Nous avons regardé avec intérêt et nous avons de l’admiration pour le mouvement Femme, Vie Liberté ! qui a pu se développer en Iran, et rôle central qui ont joué les femmes pour déclencher ensuite des discussions sur l’ensemble du régime. Nous avons pu partager le retour d’expérience de la lutte de Las Rojas en Amérique Latine, notament la lutte pour obtenir l’avortement en Argentine et comment cette lutte a permis de développer des pratiques et des méthodes de classe pour avancer des revendications. ans la période récente, le mouvement des femmes argentines a pris l’outil de la grève féministe des mouvements des femmes polonaises de 2017. Le féminisme du XXI siècle présente des traits internationalistes et développe une solidarité internationale, à contre-courant des idées racistes nauséabondes et xénophobes des réactionnaires dans le monde.  Les femmes dumonde entier se solidarisent les unes avec les autres et au niveau régional en Amérique Latine, le mouvement pour l’IVG s’est alimenté d’un pays à l’autre pour faire avancer la cause.

Nous avons expliqué la fondation de Las Rojas en lien avec des luttes existantes en Argentine mais aussi en reconnaissant la nécessité d’un cadre spécifique d’auto-organisation et d’interventions des femmes et sur les questions féministes. Las Rojas considère important que les femmes et les personnes LGBTI puissent être elleux mêmes sujets de leur propre émancipation. Cette émancipation n’est pas séparée du caractère de classe des oppressions et c’est pour cela que Las Rojas est associé à Socialisme ou Barbarie de façon indissoluble, pour faire tomber ensemble le patriarcat et le capitalisme, frappant les deux en même temps avec la perspective d’en finir avec toute forme d’exploitation. Le mouvement des femmes et le mouvement LGBTI doivent pouvoir compter sur leurs propres forces pour formuler et obtenir leurs revendications.

Les participant.e.s ont posé des questions telles que comment voyons-nous les limites de certaines organisations ou collectifs qui privilégient des méthodes institutionnelles pour avancer l’agenda des revendications féministes ; ou encore des questions sur la liaison entre le mouvement des femmes, la lutte de classe et le mouvement ouvrier.

Nous avons constaté un intérêt pour la perspective stratégique révolutionnaire en lien avec le féminisme actuel. En faisant encore honneur à Rosa Luxemburg, nous ne pensons pas seulement qu’il faut faire la révolution pour en finir avec la barbarie capitaliste, mais aussi que, dans le débat sur la lutte pour réformer tout de suite en opposition à la lutte pour la révolution, nous avons à apprendre de l’idée que ce sont les deux en même temps qui sont nécessaires. Nous devons mener à la fois la lutte pour l’amélioration des conditions de vie actuelles comme la lutte pour justice dans des cas de violence sexiste et sexuelle,sans à aucun moment transformer cette bagarre en une fin en soi, mais en la reliant toujours à l’objectif d’en finir avec l’oppression, tant de classe comme de genre.

Pour poursuivre les discussions nous vous invitons à une rencontre de lecture et discussion autour du texte Critique Marxiste de la famille de Patricia López, militante argentine de Las Rojas et du Nuevo MAS. Nous vous invitons aussi à rester attentives et attentifs à nos prochains initiativeset a nous joindre dans le combat contre le patriarcat et contre le capitalisme.

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