La jeunesse anticapitaliste occupe l’université de Paris 8

Ce lundi 12 octobre 2026, la jeunesse anticapitaliste de Socialisme ou Barbarie a initié une occupation de l’Université de Paris 8 à Saint-Denis afin de se solidariser avec le mouvement lycéen et demander plus de moyens pour les services publics. 

0
1
Occupation de Paris 8
Occupation de Paris 8, octobre 2026

Depuis plusieurs semaines, de nombreux lycées sont bloqués afin de dénoncer les conditions d’étude des lycéen·es mais aussi dans l’objectif de demander plus de moyens pour les services publics. Dans une idée de solidarité avec la lutte lycéenne, les étudiant·es mobilisé·es de Paris 8 ont commencé à bloquer l’université le jeudi 1 octobre. Lors de cette première journée de mobilisation, des centaines d’étudiant·es se sont rassemblé·es dans un cortège afin de déambuler dans les rues dyonisiennes pour aller apporter leur soutien aux lycéen·nes mobilisé·es. 

A la suite de cette première journée de mobilisation, des blocages de l’université ont eu lieu les vendredi 2, lundi 5 et mardi 6 octobre, toujours dans l’objectif de massifier la mobilisation en cours. Face à l’ampleur de la mobilisation, la présidence de l’université à cherché à casser le mouvement en annonçant la fermeture administrative de l’université du mercredi 7 octobre au dimanche 11 octobre. 

Depuis le lundi 5 octobre, les étudiant·es mobilisé·es ont commencé à se réunir en Assemblée Générale devant l’université avec pour objectif de s’organiser pour la mobilisation. Dès cette date, la jeunesse anticapitaliste de Socialisme ou Barbarie a commencé à proposer une occupation de l’Université. L’objectif de cette occupation était claire : faire de Paris 8 le centre de la mobilisation et créer un réel espace d’organisation du mouvement où lycéen·es, étudiant·es et travailleur·euses pouvaient se retrouver et s’organiser ensemble. 

Dans cette idée, la jeunesse anticapitaliste de Socialisme ou Barbarie a commencé à défendre la proposition d’une occupation totale de l’université lors de toutes les Assemblées Générales qui ont eu lieu cette semaine. Cette proposition n’a pas fait l’unanimité au sein des différentes fractions étudiantes présentes lors de ces Assemblées Générales, ce qui a fait émerger de nombreux débats stratégiques. 

Deux propositions s’en sont distinguées : la première étant l’occupation totale de l’université dans l’objectif d’en faire un lieu ouvert et autogéré tandis que la seconde était une occupation partielle comprenant uniquement la réappropriation d’un bâtiment par les étudiant·es seulement après avoir passé un accord avec la présidence. Cette deuxième proposition a été portée par Le Poing Levé et a compromis à plusieurs reprises l’indépendance politique du mouvement. Avant de porter cette position, ces militant·es se sont d’abord opposé·es à toute tentative de blocage ou occupation et ont insisté systématiquement sur le dialogue avec la présidence de l’université. 

Face à cette tentative de casser l’unité du mouvement, Socialisme ou Barbarie n’a pas cessé de proposer l’occupation totale de l’université, ce qui a permis de réunifier les différents composants du mouvement étudiant et de mener à une victoire de la mobilisation en toute indépendance de classe, avec un soutien majoritaire des centaines d’étudiant·es mobilisé·es. 

Lors de l’assemblée générale du vendredi 9 octobre, l’occupation totale de l’université a été votée avec pour objectif d’être réalisée le lundi suivant par les étudiant·es mobilisé·es. Dans la soirée du dimanche 11 octobre, le président de l’université Arnaud Laimé a envoyé un mail à l’ensemble des 22 000 étudiant·es dans lequel il désignait les étudiant·es mobilisé·es de casseur·euses. 

s donner de légitimité à sa parole, la jeunesse anticapitaliste de SoB a décidé lors de la journée du lundi 12 octobre, suite aux sommations de la présidence de ne pas bloquer la fac plus longtemps, de faire participer les étudiant·es mobilisé·es aux différentes Assemblées Générales d’UFR afin de massifier le mouvement. Après des intenses discussions lors des AG, la position d’occuper l’université a été adoptée majoritairement.

A 14h, la jeunesse anticapitaliste est entrée dans l’université et a commencé à occuper les lieux avec près de 600 étudiant·es. L’occupation a duré plus de 5 jours avant que la sécurité privé de l’université ne profite de la mobilisation du 17 octobre pour dégager les quelques étudiant·es présent·es sur les lieux. 

Ces cinq jours ont permis à des lycéen·es de venir sur l’université afin de s’organiser avec les étudiant·es mais aussi à ce que l’Interfac d’Ile-de-France ait lieu. Socialisme ou Barbarie a notamment proposé une visioconférence avec des étudiant·es et lycéen·es qui occupent leurs lieux d’études en Argentine pour protester contre le gouvernement d’extrême droite de Milei et pour l’accès à l’université. Cette occupation a également permis de créer une réelle auto-organisation du mouvement. De nombreux professeur·es ont donné des cours ouverts sur la mobilisation, des ateliers militants on eu lieu et l’université à même accueilli l’actrice et militante féministe Adèle Haenel qui a proposé un cours avec plus d’une centaine de personnes. Cette occupation a également permis à ce que de nombreux·ses personnes puissent se mobiliser aux côtés des lycéen·nes sur les blocus de Paul Eluard, Suger ou encore de l’ENNA. Enfin, l’université à accueilli plusieurs travailleur·euses afin de créer un espace de discussion et de convergence des luttes. 

L’occupation de l’Université de Paris 8 a prouvé qu’il est plus qu’important d’avoir des lieux d’auto-organisation par et pour notre classe. Il est nécessaire de créer plus de lieux comme celui-ci et se réapproprier nos lieux d’étude et de travail. Nous appelons l’ensemble des étudiant·es et lycéen·nes à occuper leurs lieux d’études et l’ensemble des travailleur·euses à occuper leurs lieux de travail. Étudiant·es, lycéen·nes et travailleur·euses, toustes unis pour dégager Macron et construire une autre société ! 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici