
La massivité du 5 novembre ouvre la possibilité de la victoire du mouvement
Le mouvement social a atteint son pic de massivité ce jeudi 5 novembre dernier, selon les chiffres annoncés par les syndicats. Après deux mois de manifestations, blocages et occupations, la mobilisation ne faiblit pas et la détermination des personnes mobilisées se montre toujours en hausse. Le mouvement lancé par la jeunesse lycéenne retrouve des alliés dans d’autres secteurs et gagne un soutien de masses, tandis que la popularité du gouvernement des riches de Macron est dans son niveau le plus faible d’image positive.
Dans la rue, nous assistons à une explosion de joie populaire immense. A Paris, le cortège animé par des militant·es de Socialisme ou Barbarie était massif, combatif et festif, avec la présence des centaines d’étudiant·s et travailleur·euses mobilisé·es, notamment des universités Gustave Eiffel, Paris 8 et Paris 1. Le moral des manifestant·es est toujours montante, avec la musique qui résonne en boucle dans la France entière appelant à la «révolution».
Dans ce cadre, et dans le contexte favorable d’une vague des révoltes internationales, ainsi que des défaites de l’extrême droite dans plusieurs pays, toutes les conditions sont réunies pour une entrée massive de la classe ouvrière dans la lutte, afin d’arriver à la victoire de la mobilisation. Pour ce faire, il faut dépasser l’obstacle de la stratégie perdante des directions syndicales et construire une véritable grève générale pour dégager Macron et construire une autre société.
« J’ai deux passions » : la réforme, la négociation ?
Après la réussite de la manifestation du 5 novembre, les directions syndicales ont annoncé leur participation à des concertations avec le gouvernement pour ce lundi 8 novembre. Il s’agit d’un nouvel épisode d’une série que nous n’avons pas envie de voir à nouveau. Au lieu de généraliser la lutte en appelant à la grève générale, ces négociations servent uniquement à faire gagner du temps au gouvernement, à disperser les journées de mobilisation dans le temps et à isoler les secteurs les plus combatifs. Alors que les jeunes et les travailleur·euses en lutte montrent leur détermination pour aller jusqu’au bout, nous n’avons pas de temps à perdre dans le dialogue social. Il n’y a rien à négocier avec le gouvernement, il nous faut construire la grève générale pour dégager Macron !
Dans ce sens-là, le mouvement doit faire face à une autre impasse, qui est celle proposée par Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise. Samedi 7, pendant que des milliers de personnes étaient encore dans la rue pour poursuivre la mobilisation, LFI a réalisé un acte électoral au Bourget, pour canaliser la combativité du mouvement vers une campagne électorale réformiste. Si ce n’était pas encore assez clair, le ton possibiliste et nationaliste de cette campagne (aux couleurs bleu-blanc-rouge), montre toutes les limites d’une stratégie condamnée à rester dans le cadre des institutions, en essayant la mission impossible de donner un visage humain au capitalisme et à l’impérialisme.
Vers la grève générale, la lutte continue jusqu’à la victoire du mouvement
Le mouvement social est beaucoup plus radical que le programme minimal insoumis et les revendications ne s’obtiendront pas «en économisant des kilomètres de manifestation», mais en durcissant les méthodes de lutte. Malgré les tentatives droitières et médiatiques de faire passer LFI comme le coupable de tous les maux (en construisant un ennemi respectueux des règles du jeu), le mouvement est beaucoup plus large, dynamique et profond. LFI ? Nous sommes pires ! Avec la jeunesse mobilisée, nous voulons construire une perspective de lutte anticapitaliste et révolutionnaire pour faire tomber le système capitaliste. Nous voulons construire la grève générale ici et maintenant jusqu’à la démission de Macron et nous ne voulons pas nous conformer à respecter un calendrier électoral favorable au gouvernement et à l’extrême droite.
C’est pour ces raisons que nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à la victoire, en soutenant les initiatives qui s’organisent à la base, pour dépasser les obstacles de toustes celleux qui veulent enfermer le mouvement dans les limites des institutions. Dans ce sens, nous serons dans la rue ce mardi 10 novembre, à l’occasion de la grève appelée par les syndicats de l’éducation, mais dans le but de massifier cette journée, y compris en dépassant les objectifs strictement sectoriels des organisations qui appellent à cette journée. Pour construire la grève générale, il est fondamental d’encourager les initiatives par la base comme les assemblées générales, les coordinations, les blocus, les occupations, les universités populaires et les manifestations, comme nous le faisons depuis deux mois.
Alors que le mouvement passe à un autre stade de massification, c’est dans cette perspective que nous lançons la 2e Conférence anticapitaliste internationale de Socialisme ou Barbarie, une opportunité précieuse pour contribuer à la construction d’une stratégie révolutionnaire pour gagner dans un monde révolté.
Samedi 14 novembre, participe à la Conférence anticapitaliste internationale de Socialisme ou Barbarie !
Avec Socialisme ou Barbarie, nous voulons construire une autre perspective politique, anticapitaliste, internationaliste et révolutionnaire, capable de faire plier le gouvernement Macron et ses alliés réactionnaires du monde entier. C’est dans cette perspective que nous construisons la 2e Conférence anticapitaliste internationale, qui aura lieu ce samedi 14 novembre au café de La Commune libre d’Aligre à 18h (3 rue d’Aligre, Paris). Cet événement comptera avec la présence des militant·es internationaux, des jeunes mobilisé·es et des travailleur·euses en lutte, qui animeront un débat stratégique ouvert à toustes sur les perspectives révolutionnaires qui s’ouvrent en France et à l’international.
Nous voulons faire de cette rencontre un énorme point d’appui pour contribuer à l’organisation et à la politisation d’une nouvelle génération militante qui se soulève dans le monde entier contre les attaques du système capitaliste du XXIe siècle. Nous voulons relancer la perspective de la révolution socialiste, en prenant en compte les leçons stratégiques des luttes révolutionnaires du passé. Nous voulons ouvrir cet espace pour transformer nos révoltes en véritables révolutions sociales, pour mener la lutte jusqu’au bout, pour dégager tous les réactionnaires, pour construire la grève générale contre Macron et son monde, pour en finir avec l’exploitation du système capitaliste.
Samedi 14 novembre, participe à la 2e Conférence Anticapitaliste Internationale : « Révoltes dans un monde en ébullition » de Socialisme ou Barbarie. Vive la lutte, vive la révolution !
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2e Conférence Anticapitaliste Internationale : « Révoltes dans un monde en ébullition » Par Socialisme ou Barbarie

