Le courant international Socialisme ou Barbarie suit de très près le processus de rébellion populaire en cours aux États-Unis, de même nous participons aux mobilisations contre le racisme et les violences policières qui ont lieu en France, en Espagne, au Brésil, ou encore en Amérique centrale. Nous avons le sentiment qu’il s’agit d’un phénomène énorme en plein développement, mais qui n’a aucun type de cadre de représentation internationale.

Reste à savoir si la rébellion s’approfondit. Si tel est le cas, notre idée est de pouvoir appeler, avec d’autres forces de la gauche anticapitaliste et de mouvements en lutte, à une Conférence Internationale Anticapitaliste qui servira de point de réunion entre les courants de la gauche révolutionnaire et les mouvements de lutte.

Nous rejetons profondément l’arnaque que représente “l’Internationale progressiste” de Sanders (qui a capitulé face aux démocrates), Varoufakis (qui a participé la capitulation de Syriza face au FMI en Grèce) et le PT brésilien, etc. Cette initiative n’a rien de progressiste, c’est du pur réformisme, sans réel espoir de transformation concrète.

Cependant, il existe une sorte de vide, le manque d’un cadre dans lequel nous pourrons avancer vers la maturation politique des discussions entre les courants révolutionnaires et les mouvements de lutte. Cet espace vide s’explique, nous avons traversé une période longue et difficile. Mais en même temps, l’époque est riche de renouvellement de la dynamique historique, d’accumulation et de renforcement des nouveaux courants du trotskysme, comme notre courant Socialisme ou Barbarie.

Il faut faire converger ces deux mouvements : les courants révolutionnaires dynamiques qui font valoir un programme anticapitaliste et les mouvements de lutte surgis de l’expérience réelle sur le terrain qui ne sont pas forcément trotskystes.

Il faut avoir un espace commun pour converger et nous n’avons pas entendu de propositions allant dans ce sens pour l’instant. Il y a de réels processus en cours. Le mouvement anti-raciste, le mouvement des femmes, la jeunesse, l’écologie : il y a une croissance tendancielle des mouvements internationaux mais il manque un cadre commun international.

Nous commençons aujourd’hui à propager cette idée. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que c’est ne pas facile, que cette initiative dépend de l’évolution même du processus. Aucun cadre, conférence, regroupement, Internationale, etc. n’a été créé à partir d’un essai en laboratoire, mais toujours en partant d’une dynamique existante. L’enjeu est de pouvoir unir, d’une certaine manière, les courants révolutionnaires qui représentent une trajectoire historique accumulée du marxisme révolutionnaire et du trotskysme et les nouvelles dynamiques qui ont surgit.

Il y a toutes sortes de débats, qu’on ne peut pas aborder ici. Mais, bien sur, les courants qui maintiennent la tradition du marxisme révolutionnaire sont une minorité, il y a beaucoup plus de courants du type “One single issue” (un seul sujet), qui ne prennent en considération qu’un seul élément de la réalité politique (la question anti-raciste ou la question féministe par exemple). Il y a toutes sortes de courants réformistes, autonomistes, anarchistes aussi. L’enjeu est de trouver un cadre pour pouvoir
développer et assimiler ces expériences. Ce, bien entendu, sans transiger sur l’essentiel.

Voici le problème qui est au cœur de nos préoccupations à l’heure d’impulser cet appel à une Conférence Internationale Anticapitaliste. Il s’agit de trouver un espace plus global qui nous permettra d’assimiler et d’intégrer politiquement la dynamique en cours. Bien évidemment, avec une claire délimitation avec le réformisme, et avec un caractère
anticapitaliste et révolutionnaire.

La dynamique croissante de la lutte des classes démontre actuellement son internationalisme et le Courant International Socialisme ou Barbarie veut promouvoir cette dynamique.

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