Séismes au Venezuela : au moins 1 400 morts et des dizaines de milliers de disparu·es

Il y a un solde provisoire de 2 927 familles touchées, 1 400 morts, 50 000 personnes disparues, 250 bâtiments endommagés et huit hôpitaux touchés.

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Des habitants et secouristes sur un site de décombres de bâtiments.

Article traduit du castillan, les chiffres ont été actualisés.

Deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter ont frappé le Venezuela à moins d’une minute d’intervalle dans la nuit du mercredi 24 juin. Le double tremblement de terre a provoqué des glissements de terrain dans plusieurs villes. Le décompte provisoire recense 2 927 familles touchées, 1 400 morts confirmées, 50 000 disparu·es et 250 bâtiments endommagées, dont huit hôpitaux.

Les secousses sismiques ont été fortement ressenties dans de vastes régions du nord du pays, y compris à Caracas, où des milliers de personnes ont évacué leurs logements, les immeubles et les centres commerciaux dans un climat de panique. Les habitant·es de quartiers tels que Chacao, Catia et Petare ont rapporté que le séisme avait duré plusieurs secondes. « Il y a eu une coupure d’électricité et l’immeuble s’est mis à craquer. J’ai cru qu’il allait s’effondrer », a déclaré une habitante de Petare aux médias locaux après avoir quitté son logement avec sa famille.

Des spécialistes ont expliqué que la violence du séisme n’était pas seulement due à sa magnitude, mais aussi à sa faible profondeur et à la proximité de l’épicentre avec des zones urbaines densément peuplées, des facteurs qui ont amplifié l’onde de choc et multiplié les dégâts structurels.

Les ravages ont commencé à apparaître quelques heures plus tard. À La Guaira, plus d’une centaine de bâtiments se sont effondrés totalement ou partiellement, tandis qu’à Maiquetía, des dégâts structurels ont été signalés à l’aéroport international Simón Bolívar, ce qui a contraint à suspendre temporairement une partie de ses opérations. Dans différentes villes, des milliers de familles ont passé la nuit dans les rues, sur les places et dans leurs véhicules, par crainte de nouvelles répliques.

Parmi les zones les plus touchées figurent les États de La Guaira, Miranda, Aragua, Carabobo et Falcón, ainsi que différents quartiers de Caracas. La Guaira apparaît pour l’instant comme l’une des régions les plus durement touchées, avec d’importants dégâts matériels et un nombre élevé de victimes et de personnes portées disparues.

Delcy Rodríguez a confirmé la proclamation de l’état d’urgence national, la suspension préventive des activités dans les zones les plus touchées, l’ouverture de refuges temporaires et le déploiement de pompiers, de secouristes et de personnel sanitaire. Le ministre chargé de la gestion de la catastrophe a indiqué que les prochaines heures seraient cruciales pour localiser les personnes coincées sous les décombres et a reconnu que le nombre de victimes pourrait continuer à augmenter.

Les autorités ont maintenu des alertes préventives dans différentes zones côtières et urbaines, tandis que les organismes régionaux de surveillance continuent d’évaluer l’activité sismique et le risque de nouvelles secousses de forte intensité.

L’ampleur de la situation d’urgence a également commencé à exercer une forte pression sur le système de santé. Les hôpitaux et les centres de santé de Caracas et de La Guaira étaient confrontés à une forte affluence quelques heures après le séisme, tandis que les équipes médicales s’efforçaient de garantir la disponibilité de lits, de matériel médical et de transferts d’urgence pour les blessés.

Parallèlement, les pays de la région et les organisations internationales ont commencé à coordonner l’envoi d’aide humanitaire, de matériel médical, d’équipes de secours et d’assistance logistique afin de contribuer aux opérations d’urgence.

En raison de son ampleur et de son impact, les spécialistes comparent déjà cet événement à certains des séismes les plus destructeurs de l’histoire moderne du Venezuela, notamment celui de Caracas en 1967, qui avait fait des centaines de victimes.

Alors que les opérations de recherche se poursuivent parmi des tonnes de décombres, des dizaines de familles attendent toujours des nouvelles de leurs proches dans les hôpitaux, les refuges et les centres d’évacuation. Avec des milliers de personnes toujours portées disparues, le Venezuela est engagé dans une course contre la montre pour secourir les survivants et évaluer l’ampleur réelle de l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire récente.

ViaArticle original sur IzquierdaWeb

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