L’anticapitalisme fait le plein en Argentine !

Avec plus d'un millier de délégué·es venu·es de tout le pays, la deuxième Assemblée générale plénière nationale de la Jeunesse anticapitaliste de « ¡Ya Basta ! » a fait le plein le 19 septembre.

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Ce samedi 19 septembre au eu lieu la deuxième Assemblée générale plénière nationale de la Jeunesse anticapitaliste « ¡Ya Basta ! », l’organisation de jeunesse la plus importante de la gauche révolutionnaire en Argentine.

Plus d’un millier de jeunes issu·es d’universités, d’établissements d’enseignement supérieur, de lycées et de collèges de tout le pays se sont retrouvé·es à la Faculté des Sciences Sociales de l’Université de Buenos Aires et ont rempli son amphithéâtre principal.

L’objectif de cette Assemblée générale plénière était de faire avancer la construction nationale d’une jeunesse anticapitaliste pour défendre l’enseignement public, chasser les fascistes des universités et lutter contre le gouvernement d’extrême droite de Milei grâce à une organisation militante par en bas. Ces prémices étaient déjà présentes dans le texte d’appel à l’assemblée générale, et elles ont été ratifiées dans les résolutions adoptées par l’assemblée plénière pour la construction d’une jeunesse anticapitaliste de masses. Avec ces objectifs, les délégué·es ont également voté l’adoption d’un Manifeste anticapitaliste pour l’université, un programme de lutte pour une université au service de la classe ouvrière et des majorités sociales.

 

Plus d’un millier de jeunes anticapitalistes s’organisent en Assemblée générale

La première séance a démarré par un mot de bienvenue et une présentation de la part des militant·es de l’organisation : Violeta Alonso, figure de proue de la jeunesse anticapitaliste de la Faculté de Philosophie et lettres ; Matías Brito, dirigeant national de ¡Ya Basta ! ; Federico Winokur, enseignant, porte-parole du Nuevo MAS et organisateur du Camp anticapitaliste ; Belén D’Ambrosio, secrétaire du syndicat de base des travailleurs de plateformes ; María Paz Álvarez, figure de la jeunesse de la banlieue sud de Buenos Aires ; Lautaro Abal, président du Centre des étudiants en sciences humaines et arts de l’Université nationale de Lanús, récemment réélu ; Florencia Benítez, figure de « ¡Ya Basta ! » à l’Université nationale de Gral. Sarmiento, dans la banlieue nord de Buenos Aires ; Facundo Raggio, représentant étudiant à l’Université nationale de La Matanza ; Davina Maccioni et Malena Mulhall, de l’Université nationale de Córdoba.

Violeta Alonso a prononcé le discours de bienvenue au nom de toute la jeunesse, en présentant un rapport sur les universités et les établissements d’enseignement présents de tout le pays, ainsi que les intervenants. Elle a ensuite donné la parole aux messages de salutations internationales du courant international Socialisme ou Barbarie et d’autres forces solidaires avec la jeunesse argentine. Des messages de salutations ont été transmis par des militant·es de Socialisme ou Barbarie de la jeunesse française, brésilienne et costaricaine, ainsi que par la jeunesse des DSA des États-Unis, du Nouveau Mouvement révolutionnaire cubain et du mouvement éco-socialiste de Porto Rico.

Matías Brito, dirigeant national de ¡Ya Basta!, a présenté l’introduction d’ouverture, mettant en avant la crise capitaliste internationale, la catastrophe climatique et la dystopie de l’IA sous le capitalisme. Mais il a également souligné l’organisation et la résistance de la jeunesse et des travailleurs à travers le monde, et a conclu par un appel à s’organiser aux côtés de la jeunesse anticapitaliste.

Paz Álvarez a évoqué la nécessité pour la jeunesse anticapitaliste de s’opposer à l’extrême droite et a évoqué les initiatives d’organisation au sein des facultés afin d’empêcher les fascistes et leurs provocations de s’imposer.

Florencia Benítez a souligné le rôle de l’université et du mouvement étudiant dans la lutte contre Milei et ses mesures d’austérité, notamment à l’occasion de la prochaine Marche universitaire.

Davina Maccioni, de l’Université nationale de Córdoba et impliquée dans l’organisation de la prochaine Rencontre plurinationale des femmes et des diversités, a évoqué le rôle que jouera cette rencontre dans le contexte politique face aux provocations de l’extrême droite.

Belén D’Ambrosio Romero, secrétaire du Syndicat des travailleurs de plateformes (SiTraRepA), a salué l’assemblée plénière de Ya Basta ! et a remercié au nom du syndicat l’invitation à participer à cet événement. Elle a expliqué la lutte qu’ils mènent contre la précarisation du travail à travers les points d’arrêts solidaires et la lutte pour la reconnaissance du syndicat, ainsi que l’organisation du Congrès mondial des travailleurs de plateformes, qui, avec des délégations de tous les continents, met en place les premières formes d’organisation de la nouvelle classe ouvrière mondiale.

Ensuite, une délégation des travailleurs du secteur du pneu a pris la parole. Les ouvriers de FATE en lutte contre la fermeture de leur usine ont été invités à participer à l’assemblée générale afin de leur apporter un soutien face aux menaces d’expulsion policière de l’occupation ouvrière de l’entreprise. 

Par la suite, des centaines de jeunes se sont répartis en six commissions de travail : «Université, lutte pour le budget et anticapitalisme», «Université, lutte pour le budget et anticapitalisme», «Étudiant·es pré-universitaires et lycéen·nes», «Art, culture et droits humains», «Jeunesse et travailleur·euses. Expériences d’organisation et de lutte contre la précarisation du travail.», «International : l’anticapitalisme dans un monde en ébullition», «Femmes et LGBTI+» et «Antifascisme et anticapitalisme». 

Une fois les commissions terminées leurs travaux, Manuela Castañeira, l’une des principales porte-paroles de la gauche révolutionnaire en Argentine, a pris la parole pour s’adresser à la jeunesse mobilisée pour changer le monde.

 

Pour la construction d’une jeunesse militante, anticapitaliste, révolutionnaire et internationaliste

Cette Assemblée générale massive s’inscrit dans la lutte acharnée de la jeunesse anticapitaliste et révolutionnaire contre le gouvernement ultra-capitaliste d’extrême droite de Javier Milei. Avec les résolutions pour la construction d’une jeunesse anticapitaliste de masses et le Manifeste anticapitaliste pour l’université, l’organisation de jeunesse Ya Basta ! montre la voie pour la construction d’une jeunesse révolutionnaire de lutte contre le capitalisme à l’échelle internationale.

ViaTraduit de l'Espagnol

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