Une semaine de lutte à l’université Paris 8

Depuis plusieurs semaines, les raffineurs sont en grève pour demander une augmentation des salaires de 10% indexée selon le taux de l’inflation. Le gouvernement Macron a répondu avec tout son autoritarisme avec des réquisitions pour briser la grève. Mais il ne s’agit pas d’un mouvement isolé, les travailleurs des raffineries ont ouvert la route à la construction d’un mouvement social d’ampleur contre la vie chère qui s’est massivement exprimé dans la rue ce mardi 18 octobre dernier. Dans ce contexte, la jeunesse n’est pas restée à l'écart de la mobilisation. Tout au contraire, plus de 400 lycées ont été bloqués et des nombreuses assemblées s’organisent dans les universités.

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Cette semaine, ça a bougé à l’université Paris 8 !

Lundi 17 octobre, une Assemblée Générale a réuni plus de 200 étudiants et travailleurs de l’université, organisée conjointement par toutes les organisations militantes de la fac (NPA Jeunes, Le Poing Levé et Solidaires). Se joint également à nous la CGT et le personnel de la BU, ainsi que de nombreux étudiants, professeurs et biatoss de la fac… nous sommes plus de 200 ! Ici, on parle d’injustice, de lutte des classes, on s’insurge, on s’organise et on vote que demain matin, nous bloquerons notre université pour ne pas rester les bras croisés en ce jour de grève nationale.

Mardi 18 octobre, blocus au petit matin, piquet de grève à l’entrée de la fac et AG à 10h. Une expérience collective réussie pour des dizaines d’étudiants et de travailleurs qui ont fait une première action ensemble. On décide collectivement de lever notre blocus pour aller tous participer à la manifestation à Paris. A la manifestation, les CRS sont partout, ils nous chargent, la tension est palpable, autour de nous les gens ont peur, on entend des coups de feu, on voit de la fumé, mais on tient bon, pour nos idées, pour nos valeurs, pour ne pas reculer et donner raison à l’oppression capitaliste néolibéral, on tient bon et on marche, nous sommes des milliers pour montrer qu’on est là, qu’on existe et qu’on a des droits !

Mercredi 19 octobre, nouvelle Assemblée à l’université, on est une petite centaine. On débriefe des activités de la veille, on réfléchit à la suite du mouvement, comment on s’organise, comment on rallie les autres à nous. Un comité de mobilisation s’organise et un agenda se dessine pour la semaine suivante.

 

Elargir le mouvement, massifier la lutte

Beaucoup de nouveaux camarades ont rejoint la lutte cette semaine avec détermination et enthousiasme. Cependant, il y a des étudiants des AG qui sont encore méfiants envers les organisations politiques et syndicales alors même que ces mêmes organisations impulsent les actions politiques à l’université. Beaucoup d’étudiants, d’enseignants et de travailleurs sont encore trop réticents à l’idée de résistance, de grève, d’arrêter la machine capitaliste qui tourne et broie tout sur son passage. Nous avons trop entendu : “prise d’otage”, “nous on veut étudier”, “laissez-nous travailler” lorsque nous avons bloqué l’université. 

Il devient impératif de faire un profond travail de discussion et de pédagogie pour que la classe prolétaire prenne enfin conscience de sa position et de sa force dans l’échiquier de la lutte des classes. Nous devons nous battre car c’est la seule solution qu’il nous reste si nous désirons vivre encore “sereinement” la fin de notre vie, la lutte des classes c’est une lutte pour la survie, notre survie. Il est nécessaire de s’organiser pour que ce ne soit pas aux jeunes et aux travailleurs de payer la crise capitaliste. Nous exigeons :

  • une augmentation des salaires et des bourses de 400 euros et leur indexation sur l’inflation
  • un revenu étudiant à la hauteur du SMIC financé par un impôt sur les grandes entreprises
  • le retrait de toutes les politiques de sélection à l’université
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AVEC CANTINE MARDI 25 OCTOBRE 12H
Bâtiment A sous les escalators au “carré rouge”
GRÈVE ET MANIFESTATION JEUDI 27 OCTOBRE 12H
Départ collectif à la manifestation parisienne, rdv dans le hall d’entrée

 

Adrien Barreau et Santiago Follet, pour le NPA Jeunes Paris 8 

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