Marche des solidarités : des milliers de manifestants dans la rue contre Macron et Darmanin

18 décembre, Marche des Solidarités.

0
36

Dimanche 18 décembre, Macron a joué sa carte la plus pathétique pour essayer de gagner un peu de popularité. En se rendant sur la pelouse de la finale de la coupe du monde, il a consolé Mbappé en geste d’humanité et d’empathie pour le sentiment populaire, ce qui contraste avec son discours d’il y a quelque semaines de ne pas politiser le foot. Pendant ce temps là, en France, les supporteurs se font chasser dans les rues lors des célébrations, les bavures policières et les matraques gratuites n’ont pas cessé de protagoniser les derniers événements dans la rue.

Le gouvernement n’a fait que montrer son visage le plus raciste, le plus réactionnaire et le plus autoritaire à plusieurs reprises. Dans ce contexte, l’avant-projet de la Loi Immigration de Darmanin, dont l’examen commencera en janvier au Sénat, constitue une offensive pour trier entre les bons et les mauvais migrants et pour imposer des conditions d’asile encore plus restrictives pour les étrangers. 

Rien de nouveau dans cette orientation politique ouvertement raciste qui est en déni d’assister les centaines des migrants qui survivent dans les camps parisiens comme c’est le cas du camp de La Chapelle. 

 

Face à l’orientation réactionnaire de Macron et Darmanin, solidarité et lutte sans frontières

La Cimade, le CLAP (Collectif des livreurs autonomes des plateformes), dédié à la défense des droits et des conditions de travail des livreurs, la CGT, Solidaires, le NPA et LO, parmi d’autres organisations réunies au sein de la Marche des solidarités, ont appelé à la mobilisation ce dimanche 18 décembre à l’occasion de la journée internationale des migrant.e.s.

Quelques jours avant, le 16 décembre des centaines des migrants ont été dégagés de leur camp à Porte de La Chapelle, à Paris (18ème).

Les collectifs réunis au sein de la Marche de la Solidarité rappellent pour leur part que « des centaines de milliers de sans-papiers vivent et travaillent aujourd’hui en France, cotisent, déclarent, et paient des impôts sans aucun droit ». Les organisateurs de la mobilisation du 18 décembre considèrent « qu’au moment où même certains patrons demandent des régularisations, l’unité est plus que jamais cruciale pour gagner la régularisation de toutes et tous les sans-papiers, l’égalité des droits et des revenus, et des conditions de travail décents pour toutes et tous, Françaises et Français comme étrangères et étrangers ». La manifestation sera également l’occasion d’hommages « aux milliers de travailleurs migrants morts sur les chantiers du Qatar, aux migrants morts dans la Manche cette semaine, pour tous les migrantes et migrants morts sur les routes de la migration » signalent les déclarations du collectif.

 

Grand cortège du NPA pour l’ouverture des frontières 

Malgré un congrès assez houleux, la pression pour la disparition de la spécificité révolutionnaire du NPA n’a pu convaincre qu’une petite poignée des militants de l’organisation. Dimanche, l’épreuve de la rue n’a pas été franchie par les camarades scissionnistes (Pf-B) qui ont à peine mobilisé une dizaine des militants dans un faible cortège « unitaire » avec des groupes réformistes.

En revanche, les camarades issus de la plateforme C du congrès ont fait un énorme cortège d’environ 250 militants, dynamique et combatif, avec une grande présence du secteur jeune du NPA. Un cortège militant pour démander l’ouverture des frontières, la liberté de cirlculation et d’installation, ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers.

Ensuite, les camarades qui veulent continuer le NPA et qui représentent la force militante réelle du parti, ont réuni plus de 300 militants lors d’une réunion nationale à l’AGECA. Un climat très optimiste de continuité et plein d’opportunités qui s’ouvrent pour la construction d’un parti militant, internationaliste et qui organise la classe ouvrière dans son intervention dans la lutte des classes.

Malgré le départ de celles et ceux qui souhaitent partir, nous sommes déterminé.e.s et nous allons continuer le NPA parce que nous le défendons en tant qu’outil historique nécessaire et urgent pour les luttes à venir. A ce titre, nous revendiquons l’indépendance politique du NPA, sa lutte féministe, communiste et révolutionnaire, son implantation ouvrière et sa jeunesse.

C’est dans ce sens que nous invitons tous.te.s les travailleurs, les migrants, les jeunes, les précaires, les femmes, les révolutionnaires de tout genre et horizon; à venir nourrir les perspectives anticapitalistes de cette organisation qui réaffirme la tâche historique des opprimées pour l’émancipation.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici