Répression en Argentine : L’Etat s’attaque aux militants du Nuevo MAS

Répression en Argentine.

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Dans un contexte de montée électorale de la droite et de l’extrême droite pour les prochaines élections présidentielles, l’Etat argentin exerce un tournant répressif envers les organisations militantes qui se mobilisent contre l’inflation et pour les droits des travailleurs.

Dans ce contexte, jeudi 1 juin 2023, la police de Larreta (maire de la ville de Buenos Aires) a essayé de perquisitionner le local central du Nuevo MAS à Buenos Aires. “Ils ont essayé de forcer l’entrée de notre local, ce que nous avons fermement empêché », a dénoncé la porte-parole et candidate aux présidentielles pour le Nuevo MAS, Manuela Castañeira. 

Selon Castañeira, cette tentative fait partie d’un plan global qui cherche à imposer un virage réactionnaire en Argentine. « Ce scandale antidémocratique consiste à essayer d’intimider les partis de gauche qui ont une longue tradition dans notre pays. Cela fait partie de l’Argentine réactionnaire qu’ils veulent nous imposer, mais que nous arrêterons avec la lutte ouvrière, populaire et de la jeunesse dans les rues et que nous dénoncerons également dans la campagne électorale. Les attaques fascistes en Argentine ne passeront pas ! »

Suite à cette provocation, des nombreuses organisations se sont solidarisées avec les camarades du Nuevo MAS, comme le CEFyL (centre d’étudiants de l’Université de Buenos Aires). Pour sa part, la « Rencontre Mémoire, Vérité et Justice » (EMVYJ), intégrée par des survivants de la dernière dictature militaire qui militent pour défendre les droits de l’homme et les libertés démocratiques ont également exprimé leur soutien. “Dans ce contexte, nous rejetons toutes les persécutions réactionnaires des gouvernements patronaux et du régime bourgeois contre les organisations et les luttes populaires, le militantisme et la gauche” exprimait leur communiqué.

 

Dans la province de Salta, le gouvernement réprime les travailleurs en lutte

Depuis la réélection de Gustavo Saenz au poste de gouverneur de Salta (province du nord de l’Argentine) en mai dernier, le gouvernement néolibéral a mis en place un agenda profondément anti-populaire. Toutes les problématiques structurelles deja existantes se sont aggravées : problèmes d’approvisionnement d’eau, augmentation des tarifs des services d’électricité, cession des ressources naturelles aux multinationales du lithium, entre autres.

Pour faire passer ce programme, il a mis en place un « protocole anti-protestation » adopté il y a quelques jours. Ce tournant est profondément répressif et répond à la demande exclusive des secteurs bourgeois, comme la société rurale et les patrons de l’industrie minière, du tourisme et de l’industrie. 

Ce dans ce cadre, que jeudi 25 mai 2023 une répression brutale a eu lieu lors d’un rassemblement des enseignants qui demandaient une augmentation des salaires. La répression a entraîné l’arrestation de 19 personnes, dont l’ancien candidat du Nuevo MAS au gouvernement de Salta, Marcos Tognolini.

Les manifestants ont été placés en garde à vue durant plus de 48h. Des rassemblements de soutien ont été organisés par des enseignants, des travailleurs de la santé, des étudiants de l’enseignement supérieur et de la population en général pour exiger la libération des manifestants.

Au lieu de répondre aux demandes légitimes de la population, l’Etat argentin cherche des moyens de réprimer et de poursuivre en justice les militants afin de défendre les puissants de la province. Il s’agit d’une avancée réactionnaire et répressive qui doit être mise en échec par la mobilisation ouvrière et populaire.

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