Profession de foi : « Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution ! »

Profession de foi de la liste du NPA Révolutionnaires aux élections législatives du 30 juin et 7 juillet.

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« Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution ! »

Avec 48 % d’abstention et des pics à 65 % dans les quartiers populaires, les élections européennes ont avant tout montré le rejet de Macron. Une claque bien méritée pour le président des riches et son gouvernement de millionnaires. La politique de Macron et Attal, c’est celle du patronat : faire baisser nos salaires réels grâce à l’inflation, subventionner les grands groupes qui licencient, couper les vivres aux services publics essentiels. Cette politique rend la société irrespirable pour l’immense majorité des travailleurs et travailleuses, alors que c’est nous qui faisons tout tourner. Ce n’est pas une fatalité. Nous avons la rage et l’espoir d’en finir avec l’exploitation capitaliste, qui engendre l’exploitation, l’oppression, le racisme, la destruction de la planète et les guerres.

 

À bas Macron, le président des patrons

Macron a décidé d’organiser une élection en trois semaines dans des conditions totalement anti-démocratiques. Ce serait lui ou le chaos ! Mais le chaos c’est les prix qui continuent de flamber alors que nous sommes dans le rouge dès le 10 du mois. C’est quand nos salaires ne suivent pas alors qu’on se gave en haut lieu, à l’image du PDG de Stellantis, qui empoche 100 000 euros par jour pour piloter des fermetures d’usines en France et ailleurs.

Macron veut poursuivre la même politique, mais plus vite, plus fort et plus autoritaire ! L’ordre capitaliste à coups de matraques contre les travailleurs qui luttent, l’ordre militariste à coups d’embrigadement de la jeunesse dans le service national universel, l’ordre colonial à coups de condamnations qui pleuvent contre les révoltés de Kanaky, l’ordre impérialiste en salissant de l’accusation d’antisémitisme tous ceux qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien.

Sans attendre le résultat du vote, Attal a déjà annoncé que sa réforme de l’assurance chômage, la troisième en trois ans, passerait par décret le lendemain du 1er tour. Ce gouvernement coupe les vivres aux chômeurs en pleine vague de licenciements pour forcer les travailleurs privés d’emploi à accepter n’importe quel job, et mettre la pression à tous les autres. De cette société-là, on n’en veut pas !

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat

Ce n’est pas par un bulletin de vote qu’on contraindra les grands groupes capitalistes, c’est par des luttes qui deviennent un mouvement d’ensemble, une grève générale. Et si les patrons ne passent pas à la caisse, alors qu’ils laissent la place : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

• 400 euros net d’augmentation mensuelle pour tous

• Aucun salaire, pension ou allocation inférieurs à 2 000 euros net et leur indexation sur les prix

• Interdire les licenciements, cesser de subventionner le patronat, partager le travail entre tous sans perte de salaire pour en finir avec le chômage

• Des services publics de qualité dans l’éducation, la santé, les transports

• Retraite à 60 ans au plus tard, ou après 37 ans et demi de travail à taux plein.

À bas Le Pen, la présidente d’un parti raciste

Les travailleurs et la jeunesse n’ont rien de « commun » avec le Rassemblement national, ce parti fondé par un Waffen-SS et un tortionnaire des troupes coloniales françaises en Algérie. Le RN prétend se « normaliser » et comme tous les autres, il pratique le retournement de veste et le débauchage. Son programme anti-ouvrier et pro-patronal, son racisme décomplexé, son sexisme et sa haine des personnes LGBTI présentent un danger non seulement pour les concernés – nous le sommes toutes et tous ! – mais aussi pour les divisions que cela fait peser sur les classes populaires.
Le Pen fait campagne contre l’immigration. Macron et Darmanin font la chasse aux migrants, et même une partie de la gauche continue à dire qu’on ne pourrait pas accueillir « toute la misère du monde ». Mais ce sont les capitalistes qui sèment la vie chère, le chômage et la pollution et qui sont les responsables de cette misère. Pas les plus précaires qui ont dû fuir les guerres ou les ravages écologiques causés par leur soif de profit.

• Contre les divisions au sein de la classe ouvrière : mêmes patrons, même combat !

• Pour l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation, et la régularisation de tous les sans-papiers !

Aucun bulletin de vote ne peut remplacer nos luttes : travailleurs et travailleuses, sauvons-nous nous-mêmes !

Aux travailleurs qui veulent se débarrasser de Macron en votant Le Pen : vous aurez la politique de Macron et la brutalité anti-ouvrière et raciste de l’extrême droite, dont l’arrivée au pouvoir renforcera une série de groupuscules fascistes violents. On a déjà « essayé » l’extrême droite dans de nombreux pays, en Inde, aux USA, en Hongrie, en Italie et le constat est clair : elle mène une politique antisociale au service du patronat. Bardella a d’ores et déjà annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la réforme des retraites. Le RN organise des réunions et des dîners avec le Medef et les hauts fonctionnaires qui ont accompagné la casse sociale depuis 40 ans. Le Pen c’est Macron en pire.

Le « nouveau front populaire » promet qu’il suffit de voter pour lui pour se débarrasser de Le Pen et de Macron, et qu’il s’occupera du reste. C’est faux ! Ce front est dominé par les partis de gauche qui se revendiquent de Mitterrand, président socialiste qui, avec le Parti communiste français au gouvernement, a désindexé les salaires de l’inflation en 1983, ou de Jospin, Premier ministre de la gauche plurielle qui a privatisé en quelques années plus que la droite dans toute une décennie.

Ce front a désigné en son sein une majorité de députés du Parti socialiste ou des Verts, les partis qui ont soutenu Hollande et sa réforme de 2014 qui a porté à 43 ans le nombre d’annuités pour avoir une retraite à taux plein. Le PS est aussi l’auteur de la loi travail en 2016, il a enfanté Manuel Valls et Emmanuel Macron et il a envoyé des troupes impérialistes au Mali et en Centrafrique. Le front populaire est une coalition électorale qui voudrait une majorité au parlement pour à nouveau gouverner. Il est probable que, comme la Nupes, elle ne résistera pas à la moindre secousse politique, les désaccords en son sein étant trop importants sur des sujets aussi centraux que la retraite à 60 ans, l’adhésion à l’Otan, la solidarité avec le peuple palestinien ou le nucléaire. Et le centre de gravité de ce front se fait autour de partis qui dans des gouvernements se sont montrés toujours les plus responsables vis-à-vis des affaires de la bourgeoisie.

Aux travailleurs qui veulent empêcher Le Pen d’accéder au pouvoir : 40 ans de prétendu « barrage », 40 ans de politiques antisociales et racistes de gauche comme de droite, c’est 40 % pour l’extrême droite. Enrayer cette mécanique infernale, c’est faire irruption pour imposer nos préoccupations, nos revendications, pendant cette campagne comme après les élections, quels que soient les résultats.

Pour un programme de lutte !

Pour que leur situation s’améliore, les travailleurs ont besoin de la plus grande unité dans les luttes et dans les grèves. La vraie démocratie, elle est dans la rue, elle est dans nos assemblées générales, dans nos discussions et décisions démocratiques sur les lieux de travail et d’études. Nous combattons dès aujourd’hui pour parvenir à un mouvement d’ensemble, à une grève générale qui permette aux classes populaires et à la jeunesse d’imposer leurs mesures d’urgence. Le capitalisme n’est pas réformable et ne sera jamais à « visage humain ». C’est pourquoi nous sommes révolutionnaires, communistes et internationalistes. Oui, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons ! Nous affirmons la capacité collective des travailleurs à prendre le contrôle de toute l’économie en l’arrachant à la loi du profit.

Voter pour les candidats révolutionnaires, du NPA-Révolutionnaires là où nous nous présentons, et de Lutte ouvrière partout ailleurs :

C’est dire l’urgence d’une contre-offensive du monde du travail et de la jeunesse

C’est dire l’urgence de renverser le système capitaliste qui mène l’humanité à sa perte

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