
Fin de l’exonération des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es
Socialisme ou Barbarie appelle à une mobilisation massive face aux attaques racistes et austéritaires de l’État
Ce lundi 20 avril, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste, a annoncé dans Le Parisien que « les universités ne pourront plus édicter des exonérations massives, elles seront réservées à des cas très précis ». Cette mesure s’inscrit dans un contexte marqué par des attaques racistes et austéritaires de plus en plus nombreuses visant les étudiant·es étranger·es et précaires.
Depuis 2019, la loi « Bienvenue en France » impose des frais aux étudiant·es étranger·es extracommunautaires. Concrètement, la majorité des étudiant·es étranger·es seront donc appelé·es à payer des droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros actuellement, et à 3 941 euros en master, contre 254 euros. Ces frais d’inscription sont exorbitants, d’autant que les étudiant·es étranger·es sont en général les premiers touché·es par la précarité étudiante, et ce de manière extrême.
Cette mesure s’inscrit dans une série de mesures d’austérité imposées par l’État depuis de nombreuses années, visant à instaurer un tri sélectif dans les universités. Après la suppression des APL, validée par le Conseil constitutionnel le 19 février dernier, et le système de sélection imposé par les plateformes comme Parcoursup, cette mesure vise à encore plus précariser les étudiant·es étranger·es, mais aussi à instaurer un tri raciste dans les universités.
Face à ces attaques racistes et à l’austérité que nous impose l’État, Socialisme ou Barbarie appelle à une réponse massive par la mobilisation dans les universités. Cette mesure ne doit pas passer ! Construisons la mobilisation dans la continuité des manifestations de soutien à la lutte du peuple palestinien et des peuples d’Iran, en solidarité avec la lutte antiraciste contre la police et l’ICE aux États-Unis, et avec Nahël, Adama Traoré, El Hacen Diarra et toutes les victimes de violences policières. Construisons une riposte internationaliste pour la régularisation de toutes les personnes sans papiers et contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es.

