
En France, 300 000 manifestant·es ont battu le pavé le 1er mai, dont 100 000 à Paris. Les défilés ont été moins fournis que ces dernières années, qui s’étaient déroulées dans un contexte de mobilisations sociales plus fortes comme la lutte contre la réformes des retraites. Cependant, des milliers de personnes se sont mobilisés en défendant le jour férié, malgré les menaces du gouvernement.
Un premier mai résolument internationaliste
Socialisme ou Barbarie a animé un cortège dans le pôle de la Marche des Solidarités, aux côtés des collectifs contre les violences policières comme Justice pour El Hacen, et Urgence Palestine. Derrière la banderole « Pas d’avenir sous le capitalisme, lutter, s’organiser, pour tout renverser ! » nous avons chanté des slogans pour la régularisation de toustes les sans-papiers, contre les guerres impéralistes et la précarité.
La manifestation a été l’occasion de porter des revendications de liberté pour les peuples, notamment pour dénoncer le génocide en Palestine et les attaques impérialistes de Trump et Nétanyahou en Iran et au Liban. Les partisan·es de la lutte pour la Kanaky étaient également présent·es, tout comme les collectifs pour le Soudan.
Le courant international Socialisme ou Barbarie s’est mobilisé dans plusieurs pays dans le monde. En Argentine, nos camarades du Nuevo MAS ont manifesté contre les politiques d’extrême droite de Javier Milei et en solidarité avec la lutte des travailleurs de FATE. Au Costa Rica, le Nouveau Parti Socialiste s’est mobilisé contre les coupes budgétaires dans l’éducation. Au Brésil, Socialisme ou Barbarie s’est mobilisé aux côtés des grévistes de l’université de Sao Paulo. Dans l’Etat espagnol, SoB a participé aux manifestations à Barcelone, contre la guerre impérialiste.
Partout, ces mobilisations ont servi à mettre en avant les intérêts des travailleur·euses, face aux attaques des capitalistes, en exprimant toute la solidarité internationaliste avec le peuple Palestinien et tous les peuples en lutte contre la guerre impérialiste.
La bourgeoisie et sa police aux abois contre un symbole de notre classe
Comme désormais tous les 1er mai, les CRS de Lyon ont violemment chargé à plusieurs reprises une manifestation qui se passait dans le calme. Les CRS ont attaqué le cortège de la CGT à la tête de la manifestation, arrachant une banderole comme le montre la vidéo. Les CRS étaient cagoulés pour ne pas être identifiés, ce qui est interdit.
L’affront de l’Etat au 1er mai ne s’est pas tenu aux provocations de la police. Les politiciens de droite se sont lancés dans un concours ridicule de mises en scène dans les boulangeries ouvertes le 1er mai pour célébrer « la France qui travaille », en opposition aux travailleur·euses qui luttent. Dans les cortèges du 1er mai, on pouvait rencontrer nombre de salarié·es du commerce en grève alors que leur patron cherchait à leur imposer le travail ce jour-là.
A Liévin, le maire RN a fait annuler les célébrations du 1er mai, traditions historiques du bassin minier. En 1974, 42 mineurs avaient perdu la vie et une commémoration animée par les syndicats était depuis organisée chaque année dans la ville. Comme Hitler et Pétain avant eux, le RN essaye de faire oublier la date du 1er mai comme journée de lutte ouvrière.
Partout dans le monde, le 1er mai donne le poul de la lutte des classes
Dans de nombreux pays, le 1er mai a été l’occasion d’une confrontation directe de la classe travailleuse avec le pouvoir.
En Turquie, à Istanbul et Ankara, des milliers de manifestant·es ont défié un énorme déploiement de forces de police. A Istanbul, 550 personnes au moins ont été arrêtées alors que les manifestant·es tentaient d’atteindre la place Taksim.
En Italie, une série de journées de grève générale a été lancée le 1er mai sous le mot d’ordre : « Abbassare le armi, alzare i salari » : Baisser les armes, augmenter les salaires. Les travailleur·euses des transports aériens et terrestres étaient en grève et seront suivis d’autres secteurs : l’éducation les 6 et 7 mai, les dockers et portuaires le 7 mai, la santé le 19, le transport routier national les 25 et 29 mai, les cheminot·es le 28, entre autres, et une grève générale nationale est appelé le 29 mai pour le smic à 2 000 euros ainsi qu’une manifestation contre l’économie de guerre.
Poursuivons les appels aux mobilisations internationales contre la guerre !
La mobilisation en Italie doit inspirer les travailleur·euses de tous les autres pays : se mobiliser à la fois dans un contexte international de guerre par solidarité avec les peuples sous les bombes, tout en avançant des revendications pour les conditions de vie propre au pays. Dans ce sens, les mobilisations du courant international Socialisme ou Barbarie dans plusieurs pays au monde font vivre cette perspective internationaliste, pour s’opposer à l’avancée impérialiste internationale.
Continuons nos efforts de mobilisation, pour dénoncer les guerres de Trump et Nétanyahou ainsi que les capitalistes qui s’enrichissent sur la guerre et la misère. Dans cette perspective, Socialisme ou Barbarie animera un forum « Face à la guerre impérialiste, l’urgence d’un internationalisme révolutionnaire » à la Fête de Lutte Ouvrière du 23 au 25 mai.
Pour la suite des mobilisations, SoB sera présent aux côtés des étudiant·es étranger·es le 5 mai pour dénoncer les attaques du gouvernement et le 9 mai dans la rue pour la manifestation antifasciste, antiraciste et anticoloniale. Le samedi 9 mai, donnons-nous rendez-vous à 14h de la place Saint-Michel pour cette manifestation, jour de la commémoration de l’abolition de la traite et de l’esclavage colonial.
Enfin, retrouvons-nous du 27 au 30 août au 2e Week-end d’été anticapitaliste pour nous former pour intervenir dans cette période en ébullition !
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