Le patronat veut faire du 1er mai sa fête du travail, les travailleur·euses lui répondront dans la rue !

Avec comme cheval de Troie le secteur culturel ou alimentaire, le gouvernement commence à avancer l’idée de nous faire travailler le 1er mai. Nous allons lui répondre dans la rue ce que nous en pensons !

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1er mai 2025 à Paris, Thibault Camus - AP

A l’international, avec le 8 mars, le 1er mai est l’incarnation de la lutte des travailleur·euses du monde entier depuis 1886. Gabriel Attal a cru qu’il pouvait se payer facilement cette victoire de la lutte ouvrière : un jour férié dans 163 pays. Mais le gouvernement a remballé, pour l’instant, sa copie. 

 

Le 1er mai, c’est la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleur·euses

La journée chômée et payée du 1er mai a été gagnée de longue lutte. Cette année, nous fêtons les 140 ans du soulèvement des ouvrier·es de Chicago, qui fut réprimée dans le sang, et permit d’arracher la journée de 8 heures. Si des travailleurs ont perdu la vie par leur combat en 1886, assassinés lors de manifestation ou pendu plus tard, ce n’est certainement pas pour que nous cédions du terrain au patronat en nous laissant acheter par quelques promesses.

 

Les travailleur·euses en lutte ne sont pas là pour vendre du muguet

Le projet de loi Attal nous a été vendu sous le bon vieux mot d’ordre « travailler plus pour gagner plus » : cette journée normalement chômée et payée serait soi-disant rémunérée deux fois plus aux travailleur·euses « volontaires ». Comme si le rapport de force était toujours favorable aux salarié·es individuellement ! Dans les secteurs culturel et alimentaire, visée par le discours des députés de Macron par leur communiqué invoquant le 1er mai comme « journée à fort potentiel commercial », les salarié·es peuvent déjà travailler 364 jours par an : le soir, la nuit, le dimanche ; corvéables à merci ! Gardons le 1er mai comme jour à fort potentiel de lutte !

Les ordonnances Macron de 2017 ont imposé au monde du travail « l’inversion des normes », ou le monde à l’envers. C’est-à -dire que les négociations d’entreprises priment sur l’application du droit du travail. Dans les entreprises où des « syndicats » pro-patronaux signent des accords défavorables aux salarié·es, il y a un risque de voir arriver des accords imposant le travail le 1er mai. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a bien expliqué que : « Les professions qui le souhaitent pourront engager des négociations de branche, le plus tôt sera le mieux et nous prendrons en compte leurs conclusions pour les sécuriser par la loi ». Il ajoute : « Ma responsabilité est d’apporter une réponse avant le 1er mai 2027 au flou juridique actuel ». Ce qu’il qualifie de « flou juridique » n’est autre qu’un jour chômé, une victoire de la lutte des classes insupportable à sa caste. 

 

Faisons leur fête au patronat et au gouvernement !

La grève de Chicago qui a amené le monde du travail à remporter les 8h de travail journalier a radicalement changé nos vies. Le 1er mai se passe dans la rue, et il sera l’occasion de rappeler que nous ferons respecter nos droits, chercherons à en obtenir de nouveaux et surtout, contesterons le règne de la bourgeoisie. Elle gouverne et impose ses règles à un monde du travail auquel leurs députés n’ont, pour beaucoup, jamais appartenu. 

C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons ! Seule la lutte acharnée de la classe des travailleur·euses nous permettra de répartir les richesses, travailler moins et mieux dans une société organisée par et pour nous-mêmes. 

Alors le 1er mai, nous ne serons pas là pour vendre du muguet mais pour lever le poing, nous organiser à travers le monde et nous débarrasser des Attal et consorts qui veulent nous entraîner dans leur guerre et leurs rivalités économiques. 

Rejoins le cortège du courant international Socialisme ou Barbarie à Paris le 1er mai pour une manifestation qui dénonce les guerres, l’enrôlement de la jeunesse et les offensives patronales. Des cortèges SoB seront organisés dans tous les pays où nous sommes implantés car le 1er mai est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleur·euses.

 

Poursuivre la lecture : 

1er Mai : Histoire d’une lutte ouvrière

Contre la guerre et la répression, mobilisons-nous le 1er mai ! Par Thomas Chasàpis,

Sources : 

www.cgt.fr/actualites/france/mobilisation/le-1er-mai-est-nous

www.cgt.fr/actualites/france/legislation/la-mobilisation-paye-le-1er-mai-est-et-restera-ferie-chome-et-paye

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