Appel de l’Inter-orga Palestine. Comité de mobilisation le 16 novembre

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Ci dessous, le texte de l’appel de l’Inter-orga Palestine du 10 novembre 2023

 

À bas la guerre de l’État d’Israël contre les Palestinien.ne.s !

Face aux tentatives d’intimidation du gouvernement et à son entêtement à ne pas dénoncer le génocide en cours à Gaza, il faut amplifier le mouvement, nous continuons à manifester notre soutien à la population massacrée !

Les bombardements de Gaza par l’armée israélienne s’intensifient, sans même la possibilité d’acheminer un minimum d’aide humanitaire. L’eau, l’électricité et le gaz sont coupés depuis le 9 octobre. Le siège en cours par l’armée israélienne ne laisse passer qu’un nombre dérisoire de convois humanitaires. Rien n’est épargné par les bombes (dont certaines au phosphore blanc) et les missiles : immeubles d’habitation, écoles, lieux de culte, hôpitaux. Le nombre de morts dépasse la dizaine de milliers, parmi eux des milliers d’enfants. En Cisjordanie, la guerre menée par l’État d’Israël est l’occasion pour des colons d’occuper de nouvelles terres volées en se livrant à des exactions contre les Palestinien·ne·s.

Stop aux bombardements de l’armée israélienne sur Gaza ! Stop aux déplacements forcés de populations palestiniennes ! Stop à l’invasion terrestre de Gaza par l’armée israélienne ! Stop aux bombardements et aux opérations de l’armée israélienne au Liban ou en Syrie, qui portent le risque d’une extension du conflit ! Soutien aux luttes du peuple palestinien pour son droit à l’autodétermination !

L’appui ouvert, militaire et diplomatique, des grandes puissances dont la France à cette guerre de l’État d’Israël contre la population palestinienne est la poursuite de décennies de soutien à un État dont ils ont fait un de leurs gendarmes dans la région. Le gouvernement démocrate américain soutient directement l’État d’Israël en envoyant des milliards de dollars et en livrant des équipements militaires. Le gouvernement français apporte un soutien politique aux massacres en tentant par tous les moyens d’étouffer l’élan de solidarité avec le peuple palestinien. La « conférence internationale pour Gaza » qui se tient en ce moment à l’Élysée est une hypocrisie : demander une simple « pause humanitaire » tout en répétant que l’État d’Israël aurait « le droit de se défendre », c’est donner un feu vert pour la perpétuation du massacre en cours. La complaisance envers le gouvernement Netanyahou et le génocide qu’il mène à Gaza est indigne. Tout cela n’a rien à voir avec la lutte antiterroriste comme le prétendent ces gouvernements, mensonges relayés en France par la droite et l’extrême droite. L’armée israélienne bombarde et massacre pour protéger son régime d’apartheid et poursuivre sa politique d’occupation et de colonisation.

Cette politique ne date pas du 7 octobre dernier. L’armée israélienne avait déjà tué plus de 250 Palestinien.ne.s, essentiellement des civil.e.s, entre le 1er janvier et le 19 septembre 2023. Il y a eu près de 11 000 mort.e.s palestinien.ne.s depuis 2000, dont un grand nombre d’enfants, soit 500 morts par an. Le massacre s’est accéléré depuis le 8 octobre : l’UNRWA, organisation de l’ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens a perdu 72 membres de son personnel en moins d’un mois. D’après l’agence de presse des Nations unies, cela constitue « le plus grand nombre de travailleurs humanitaires tués dans un conflit en si peu de temps ».

En France, les interdictions de toute manifestation de soutien au peuple palestinien étaient en réalité un soutien à la politique coloniale de l’État d’Israël. Nous ne pouvions l’accepter. Les interdictions de manifestations ordonnées par Darmanin n’étaient pas administratives, comme le prétendaient les préfets, mais politiques. Les victoires juridiques que nous avons obtenues à Paris, à Rouen ou encore à Metz pour casser les interdictions sont tout autant politiques. Le gouvernement multiplie les intimidations par des arrestations pour collage d’affiches ou pour des posts sur les réseaux sociaux. Le 8 novembre la police a enlevé en pleine nuit la militante féministe palestinienne Mariam Abu Daqqa et projette de l’expulser vers Gaza !

Malgré ces pressions, la manifestation du dimanche 22 octobre à Paris a réuni 30 000 personnes, celle du samedi 4 novembre 60 000. Des rassemblements et manifestations ont lieu dans toutes les villes. Le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien est ascendant, il faut encore l’amplifier.

Nous refusons que le soutien au peuple palestinien soit assimilé au Hamas et ses méthodes, qui sont celles d’une organisation réactionnaire et obscurantiste. Nous refusons de laisser dire qu’il existerait un trait d’égalité entre le Hamas et le peuple palestinien de Gaza. De même que nous refusons d’assimiler l’État d’Israël et sa politique sioniste au peuple juif. La marche intitulée « pour la République et contre l’antisémitisme », appelée par le gouvernement et la droite, à laquelle l’extrême droite participera, est une opération politicienne hypocrite, une contre-manifestation pour tenter de faire taire les soutiens populaires au peuple palestinien. Elle vise à propager l’amalgame entre la solidarité avec la Palestine et l’antisémitisme. La meilleure façon de lutter contre l’antisémitisme et contre tous les racismes, ce n’est pas de donner la main au RN, mais d’amplifier la mobilisation contre les massacres à Gaza.

Nous, organisations de jeunesse, partis, syndicats et associations, appelons à se mobiliser de la manière la plus unitaire, en manifestant à toutes les occasions pour exiger la fin des opérations militaires de l’armée israélienne contre les Palestinien·ne·s. Nous avons toujours combattu le racisme (donc l’antisémitisme et l’islamophobie) et l’intégrisme religieux, et nous nous adressons aussi aux classes populaires d’Israël victimes elles aussi d’un gouvernement militariste d’extrême droite.

Nous appelons à manifester samedi 11 novembre, aux côtés de nombreuses associations, syndicats et partis. Les organisations de jeunesse signataires conviennent d’organiser de manière unitaire des meetings et des rassemblements dans les universités et les lycées. L’inter-orga Palestine prépare une assemblée générale la semaine prochaine à Paris.
Les signataires déposent conjointement un appel à manifester ou se rassembler à Paris le dimanche 12 novembre en solidarité avec le peuple palestinien et proposent d’en discuter avec l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives.

Premiers signataires : Solidaires étudiants, Unef Nanterre, Peuple révolté, REV, Les Jeunes REV, Les Insurgés, NPA-Jeunes, CGT TUI France, Sud Poste 92, Droit-solidarité, Droits Devant ! , PRCF, PEPS, NPA, Coudes à coudes.

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