
Une Pride sans sionistes, sans flics, sans pinkwashing
La Pride radicale s’est formée en 2021 suite à l’annonce de l’Inter-LGBTI (organisateur·ices de la Marche des fiertés) de ne pas organiser de Pride dans le contexte du covid. Les tensions étaient vives dans l’Inter-LGBT avec des collectifs dénonçant très justement la présence des associations de flics (association Flag!), sionistes (Beit Haverim) et la participation d’entreprises. Finalement, l’Inter-LGBT avait organisé la Marche des fiertés en 2021, aiguillonnée par ces différents groupes et par la pression de la base. Cette marche, débarrassée des capitalistes et de leur pinkwashing, avait été une bouffée d’air avant que l’Inter-LGBT ne reprenne ses mauvaises habitudes en acceptant toutes sortes de chars commerciaux et d’associations problématiques.
Las Rojas et SoB seront présents à la Marche des fiertés du 27 juin à Paris parce que nous devons récupérer cet espace de lutte qui appartient à la jeunesse et aux travailleur·euses LGBTI seul·es. De la Révolution russe, en passant par les émeutes du Stonewall Inn aux récentes avancées progressistes comme le Mariage pour toustes ou encore la PMA, l’émancipation des LGBTI n’a été l’œuvre que de nos luttes pour notre survie et nos droits.
Notre fierté, c’est de lutter
L’appel à la Pride radicale que nous approuvons a mis l’accent sur les plus grands enjeux de notre époque : « Marche des fiertés anti-guerre et contre les génocides, pour la dignité de tous·tes les migrant·es et une décolonisation globale. » Le communiqué dénonce aussi « une marche effrénée vers la guerre en France », avec un budget militaire de 413 milliards d’euros.
Les LGBTI font partie intégrante de ces combats et dénoncent les récupérations qui peuvent être faites des luttes LGBTI. Nous pensons à la plus grave de ces appropriations : les soldats israéliens qui se prennent en photo avec des drapeaux LGBTI sur les villages calcinés de Gaza. Alors qu’Israël n’octroi aucuns droits aux LGBTI (le mariage homosexuel n’y est même pas autorisé), ses soldats essayent de faire passer les Palestinien·nes pour des barbares. Les barbares sont les impérialistes qui larguent des bombes sur des villes, qui tuent indistinctement les LGBTI et les autres.
Les guerres, les génocides, la misère et les politiques réactionnaires jettent chaque année sur les routes de l’exil des milliers de LGBTI. Arrivé·es en France, loin d’y trouver le réconfort qu’iels nécessitent, les personnes LGBTI migrantes se retrouvent soumises à une administration qui n’a d’intérêt que pour la chasse aux migrant·es. Pour les demandes d’asile, elle leur exigent des preuves dégradantes pour prouver leur persécution dans leur pays d’origine. Nous sommes tout simplement pour l’ouverture des frontières et le droit de travailler où bon nous semble.
Les violences perdurent, nos luttes aussi
Les messages des haters sur les réseaux nous demandent parfois pourquoi nous manifestons encore, alors que nous aurions obtenu tant d’avancées. Les droits des personnes trans sont encore bafoués, et le lynchage jusqu’à la mort de Noahm, jeune homme homosexuel à Metz, nous rappelle la nécessité de continuer le combat pour l’égalité.
La lutte contre les violences faites aux enfants, aux femmes et aux LGBTI doit être une priorité, comme en témoigne le scandale absolu de l’affaire Lyhanna.
Pour continuer de dénoncer le meurtre de Lyhanna et de tant d’autres, rejoins-nous le lundi 15 juin devant le Ministère de la Justice, Place Vendôme à Paris. Mettons la pression sur le gouvernement, exigeons la démission du ministre de la justice Darmanin, et poursuivons la lutte contre toutes les violences de genre dans la rue !
Le mois des fiertés, ça continue !
Sur la lancée de la Pride des Banlieues où nous étions il y a une semaine à La Courneuve et de la Pride radicale, Las Rojas et Socialisme ou Barbarie organisent la soirée-débat Notre fierté, c’est de lutter ! Ça se passe samedi 20 juin à 18h au café associatif de La Commune libre d’Aligre (3 rue d’Aligre, Paris 12e). Dans un premier temps, une table ronde se déroulera sur le thème : Les luttes LGBTI+ dans le monde face à la montée de l’extrême droite. Seront présents à la tribune aux côtés de Las Rojas et de SoB l’association Briser la loi du silence et l’OST, Organisation de Solidarité Trans. Le débat sera suivi d’une soirée avec un concert de la rappeuse trans non binaire Keta, d’un DJ set et d’autres surprises. Pour lutter dans la joie, comme les LGBTI ont toujours su le faire, rejoins-nous le 20 juin !
Poursuivre la lecture :
Samedi 20 juin. Soirée de Las Rojas : Notre fierté, c’est de lutter !
Par Las Rojas Paris, 31 mai, 2026
Pas une de plus : gagnons la rue contre les violences patriarcales !
Par Dani L. , le 7 juin, 2026

